‹ L'Église romaine et le premier empire 1800-1814; avec notes, correspondances diplomatiques et pièces justificatives entièrement inéditesChapitre 105 sur 111 · RÉSUMÉ DE LA CORRESPONDANCE DES CARDINAUX · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DE LA CORRESPONDANCE DES CARDINAUX

GAPRARA ET GONSALVI.

Tioaie, 10 octobre.

Le pape éprouve un vif chagrin de ce que là lettre d'invitation ne renferme pas la phrase promise relative aux intérêts de la religion. II s'en afflige, parce qu'il voit dans ce prélude malheureux le fruit qu'il doit se promettre de toute l'affaire. Rome est remplie de bruits sinistres sur ce qui arrivera immédiatement après le départ dii pape.

PIÈCKS JUSTIFICATIVES 579

Paris, 28 octobre.

Le cardinal Caprara se plaint de la créance donnée aux fables absurdes qui se répandent à Rome. Elles jettent une inquiétude trop vive dans l'esprit du saint-père. Il pourra, mieux que la plupart des souverains de là terre, vivre tranquille à Paris.

Rome, 20 octobre.

Après avoir reçu la dépêche qui lui annonçait la cérémonie pour le 2 décembre, le pape en a reçu une autre qui avançait cette solennité de sept jours. II paraissait impossible au pape de gagner encore ces sept jours sur la durée du trajet, puisque dans tout son itinéraire il n'y a que deux seules journées de séjour d'indiquées à Florence. Cependant, pour complaire à l'empereur, le saint-père partira un jour plus tôt, ne^séjournera à Florence que vingt-quatre heures, et prolongera la plupart de ses étapes, de manière à pouvoir arriver au plus tard le 23 novembre h Paris.

Paris, 16 novembre.

Le cardinal Caprara informe le cardinal Antonelli que tout ce qu'il pourra faire, vu sa mauvaise santé, ce sera d'aller au-devant du pape jusqu'à Lyon; mais il craint que l'effort ne soit au-dessus de ses forces, et dans la prévision du cas où l'empereur s'aboucherait avec le pape avant lui-même, il remplit un devoir de conscience en prévenant le saint-père de la présence à Paris des anciens évèques constitutionnels, et en le suppliant de ne traiter ce qui les concerne qu'avec l'empereur seul^ par lui-même, directement et avec une extrême douceur. Si l'on voulait prendre l'empereur différemment, il se cabre-

OiO

■Ji

La réponse du sacré collège consulté aya''^ cissements plus précis de la part de ^ Fescb y a satisfait par diverses nolT' lée du l*' septembre. ' ;

Les choses amenées à ce ^ ^^ ^ cardinal Gonsalvi à faire b

courrier emporte.

àl (ie>

>re.

Le cardinal Capr voyage du papesuffire aux de départemen' ;

nelli qu'il

is iront au-

, que M. de

> ' ; .abellan de Sa

/ ' , leures, se portera à

.evrand est au mieux avec -» tout, est immense; il fait, à vrai au temps. U désire vivement que Sa .ouer de son séjour à Paris. En conséquence, Lg ^ aprara donne le conseil de Taccueillir sans affec-

tion' '^'^^ urbanité, de lui témoigner des égards et delà jnce, voyant en lui uniquement l'homme chargé des ^utcs fonctions déjà indiquées. Il importe de se le concilier, car son indifférence seule suffirait pour créer des difficultés et nuire au succès de ce qu*on souhaiterait.

Quant à Févèque d'Orléans, Tempereur, dans toutes les affaires religieuses, le consulte avant de prendra aucune résolution, puis les choses arrêtées avec M?"" Bernier, Sa Majesté donne ses ordres k M. Portails ou charge l'évêquo lui-même de leur exécution.

Fl\ ïïf TOUR PREMIER.

Page 1