Ibid., 15 février
(l'être pour nous un Charlemagne * ? » Néanmoins peu de jours après il reprend intrépidement espoir, car il a revu le premier consul. Il se croit donc en mesure d'affirmer de nouveau au cardinal Consalvi que « celui-ci a toujours de bonnes intentions, mais que, par politique sans doute, il ne veut pas les laisser voir *. »
Dans une audience qu'il donna le 13 mars au cardinal-légat, le preniier consul, tout en ayant grand soin de ne point s'engager formellement avec lui , s'était en effet appliqué, suivant le plan qu'il s'était proposé, à ne pas détruire entièrement ses illusions* Il lui fit remarquer qu'il avait déjà donné Pesaro au pape, et bientôt il lui remettrait Ancône. » Le cardinal, tout en remerciant, objecta que la possession de ces deux villes ne pouvait pas suffire 5 rétablir les finances pontificales, dont la pénurie était extrême. A quoi le premier consul répondit que, de la main à la main, suivant l'expression reçue, il fournirait vplonliers de temps à autre un million au pape. Le légat ayant fait semblant de ne pas entendre cette insinualion et reprenant de plus belle ses ddéances sur la