Dépêche du cardinal Caprara, 24 décembre 1801; 27 mars
l'apostrophant tout à coup, lui avait dit avec une véritable bonne grâce : Voudriez-vous les Légations? — Je lui ai répondu comme je le devais, ajoute le légat, et il a repris : Nous verrons ^ » Cette simple interrogation lui fait Teffet d'une promesse presque formelle.
C'est à peine si l'annonce de la réunion prochaine des envoyés de la république cisalpine à Lyon ébranle un instant la facile créance de Gaprara. Il est persuadé que la tendresse du premier consul pour le pape et sa résolution de ne point se brouiller avec Rome resteront les plus fortes *. « L'idée que le premier consul manifeste au sujet des Légations, écrit-il le 2 janvier 1802, c'est de vouloir les restituer par grandeur d'âme et de suivre ainsi l'exemple des anciens monarques français ; il me l'a donné à entendre indirectement en tout dernier lieu ^. » La nouvelle que le premier consul , pendant son séjour à Lyon , a promis les Légations aux Cisalpins , le trouble toutefois un peu. « Comment concilier avec tout cela la promesse qu'il nous a faite