‹ L'Église romaine et le premier empire 1800-1814; avec notes, correspondances diplomatiques et pièces justificatives entièrement inéditesChapitre 62 sur 111 · Le carlinal Caprara au cardinal Consalvi, 3 juillet · texte numérisé non relu

Le carlinal Caprara au cardinal Consalvi, 3 juillet

PUBUCATION DU CONCORDAT 241

mer que la discipline de TÉglise exige des soins particuliers ne sert qu'à provoquer des injures, pour ne pas dire pis^.. Quand le premier consul est indisposé contre nous, les choses marchent avec une rapidité effrayante*. »

Malheureusement chez le premier consul ces retours de mauvaise humeur n'étaient pas rares. En général il était gracieux avec le cardinal, c'est-à-dire qu'il le traitait avec un sans -façon bienveillant, ce qui, de sa part, était, dès cette époque, une marque signalée de faveur. Il usait le plus souvent avec lui de ces manières de parler moitié caressantes, moitié railleuses, que les personnes du monde emploient volontiers avec les gens de l'Église lorsque ceux-ci s'en accommodent, et Caprara paraissait y trouver plaisir; mais Napoléon rencontrait-il quelque résistance ou seulement un peu de retard dans Texécution de ses volontés, la rudesse reprenait le dessus. Le malheureux légat redoutait tellement les accents impétueux de cette mauvaise humeur toujours prêle à éclater, qu'il remettait de jour en jour et même parfois se dispensait absolument d'exécuter les instructions qu'il

1. Le Cardinal Caprara au cardinal Gonsalvi^ 10 juillet 1802..

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