‹ L'Église romaine et le premier empire 1800-1814; avec notes, correspondances diplomatiques et pièces justificatives entièrement inéditesChapitre 61 sur 111 · Le cardinal Caprara an cardinal Consalri, 25 jnîD J 8C · texte numérisé non relu

Le cardinal Caprara an cardinal Consalri, 25 jnîD J 8C

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dans des circonstances plus impérieuses que celles d'aujourd'hui *. »

Tant de complaisances érigées en système, tant de soins pris afin de ménager la bienveillance de ceux qui possédaient la puissance, avaient-ils pour effet d'assurer quelque crédit au légat ou tout au moins de rendre (anl soit peu agréable sa position personnelle? Il résulte au contraire de sa correspondance que le premier consul ne prête jamais la moindre attention à ses plus justes et plus modestes réclamations. Il a tout concédé; on ne lui accorde fien en retour. Ses plaintes à ce sujet sQut fréquentes. « Quand je parle avec le premier consul, écrit-il à sa cour, la controverse n'aboutit jamais; nous discutons, et chacun demeure dans son sens; car tandis que je lui pousse des arguments religieux, il me répond par des raisons politiques sans tenir compte de la réalité des choses 2. » Quelquefois il lui 'échappe de véritables lamentations et comme des cris de désespoir. « Parler raison, c'est jeter ses paroles au vent. Ma vie est ici un crève-cœur continuel. On n'y entend dire que des horreurs. Affir-

1. Lettre particulière du cardinal Caprara au cardinal Consalvi , 3 juillet 1803.

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