Mémoires du cardinal Consalvi, t. U, p
NEGOaATIONS DU SACRE U'A
par le gouverneoient français, qui lui reprochait d'avoir écril à Vienne pour savoir s'il devait aller à Paris, supposition, disait-il, aussi absurde qu'injurieuse. Avec de pareils soupçons, écrivait Consalvi, les affaires ne sauraient marcher, et plutôt que de les supporter il était prêt à donner sa démission^ « II faut pourtant, écrit-il à la même époque dans une lettre particulière adressée au légat, que Votre Éminence fasse en sorte, si le pape va à Paris, qu'on se contente de cela, qui est la chose essentielle, et qu'on ne s'obstine pas à lui vouloir forcer la main inutilement. Qu'on y écoule, de grâce, la raison, et qu'on veuille bien y tenir un peu compte des circonstances où se trouve autrui ^ »
Après que le sacré collège, consulté à loisir, eut donné en pleine liberté son avis, non-seulement sur la convenance du voyage en lui-même, mais aussi sur les difficultés soulevées par la formule du serment, lorsque les explications de plus en plus accentuées du cardinal Fesch eurent enfin porté une suffisante conviction dans l'âme de Pie Vil, il se décida, vers les premiers jours de septembre, à faire savoir à