‹ L'Eglise, sa raison d'êtreChapitre 22 sur 27 · I . — Nature de l'Eglise en g-énéral · texte numérisé non relu

I . — Nature de l'Eglise en g-énéral

L"Eg;lise est la société des ànies qui croient en Jésus-Christ

médiateur et rédempteur, s'inspirent de ses enseignements,

et attendent de lui leur salut éternel 7

Notion et caractères des sociétés véritables. — Applications de ces principes à l'Eglise : elle a éminemment les caractères des sociétés parfeites : l'unité, le nombre, la permanence, l'autonomie et l'indépendance i3

II. — Toute société a besoin d'autorité pour se maintenir et progresser. — Notion de l'autorité : son origine divine : son mode d'exercice. — Comme toute société parfaite, l'Eglise a reçu de Dieu participation de s"bn autorité, qui est la garantie de son unité et de sa permanence. — Elle l'exerce, ainsi que les autres sociétés, par des représentants régulièrement désignés et qui constituent son gouvernement, — sous le nom d'Eglise enseignante et dirigeante.

DEUXIE.ME CONFERENCE Objet de l'enseignement de l'Église.

L'Eglise a pour raison d'être la diffusion et la conservation de la vérité surnaturelle : il faut donc d'abord établir la réalité de cette vérité. Actualité du sujet : le caractère propre de l'incrédulité moderne est la négation du surnaturel et le rejet de tout enseignement qui le suppose 35

I. — Le surnaturel se déduit de la croyance à l'infini, qui s'impose à la raison, tout en lui restant incompréhensible. — L'infini s'impose. — Notion de l'inlmi relatif ou de quantité. — La science en montre de plus en plus clairement l'existence 3()

TABLE DES MATIERES 34y

Nature matérielle. — Les manifeslations de la vie : les puissances qui les déterminent : les lois qui régissent ces puissances 4'

Nature intellectuelle et vie morale. L'esprit et la connaissance: le coeur et l'affection : la volonté et l'activité 44

L'homme, toujours limité dans ses efforts et ses jouissances, toujours déçu dans ses aspirations, n'a cependant pas spontanément l'idée du néant : il persiste à croire à l'infini relatif, dont la notion amène l'idée de l'infini absolu, suivant S. Thomas d'Aquin 4'>

II. — Synthèse des manifestations de la vie, des puissances cl des lois : réduction à l'unité, qui entraîne l'idée d'un moteur unique ou de l'infini absolu. — Notion du premier moteur. — Il est nécessairement unique, éternel, parfait : d'où se conclut la personnalité vivante, qui convient à Dieu. Peut-on avoir de Dieu une connaissance exacte? — L'infini de l'être et l'infini de l'intelligence humaine. Différence radicale entre la notion de l'infini relatif et celle de l'infini absolu, au point de vue de la connaissance. — Connaissance relative de l'infini absolu parl'étude de ses œuvres et spécialement par celle de l'homme. — Impossibilité de la connaissance exacte et surtout complète de l'infini à toute intelligence créée, en dehors d'une révélation : comparaison entre Dieu et l'homme à ce sujet 5o

Conclusion : Existence d'une vérité surnaturelle, c'est-à-dire inaccessible à la raison réduite à ses propres forces. 04

TROISIEME CONFERENCE La Révélation

Puisque la vérité surnaturelle ne peut être connue de l'homme que par voie de révélation, l'Eglise doit établir le fait de celle révélation, pour justifier son ministère C7

3r.o TABLE DES MATIERES

I. — Possibilité de la révélation : rien ne s'y oppose de la part de l'infini, de la connaissance, de la raison. — L'humanité l'a toujours déclarée possible, en affirmant qu'elle s'est prod uile O9

tJnanimité du témoig'nag'e humain à propos de ce fait : universalité, constance, concordance des affirmations, dans les croyances vulgaires et dans les enseignements philosophiques. — Insignifiance des dissidences. — Autorité du sens commun en pareille matière : elle est acquise au fait de la révélation 71

Divergences dans les récits du fait. — Distinction nécessaire entre le fond et la forme, le fait et le récit. — Les varialions de forme n'empêchent pas la valeur du témoignage, quant au fond : il faut retenir le fait et discuter les récits. — Nécessité d'une critique sévère pour discerner la véritable formule de la révélation 76

II. — La doctrine qui contient réellement la révélation doit être mystérieuse, puisqu'elle parle de l'infini, — rationnelle, puisqu'elle s'adresse à un être raisonnable, — sanctificatrice, puisqu'elle a pour but le progrès de l'homme par le rapprochement avec Dieu, — universelle, puisqu'elle est nécessairement destinée à illuminer la raison, qui est la même dans tous les hommes. — Une seule doctrine réunit ces qualités, — celle de l'Église catholique 80

Donc cette doctrine contient seule l'enseignement acceptable de la vérité surnaturelle et révélée 86

QUATRIEME CONFERENCE Immutabilité de l'Église

Il ne suffit pas que l'enseignement de l'Église ait eu, à ses ori-. gines, les caractères réclamés par la révélation : il faut qu'il ne les ail jamais perdus, dans une variation qiielcon-

conque. — Il doit ilonc faire ]ireuve, à travers les siècles, d'une parfaite immutabilité. — Allégations de l'incrédulité contre l'Eglise : les faits répondent victorieusement. loi

!. — Tout cnseig'nemenl court trois périls : violences extérieures, — inintelligence et faux zèle de ses disciples, — révoltes de l'orgueil et des passions contre la substance même de la doctrine. — L'Eglise a connu ces trois périls, dès son berceau; à plus forte raison, durant les siècles de persécution païenne et la période des bérésies byzantines, aboutissant au schisme grec. — Les barbares, — Le Moyen âge : les Albigeois : le grand schisme d'Occident. — L'Eglise n'a pas changé 107

IL — Les temps modernes. — Le seizième siècle et le protestantisme : hérésiarques et persécuteurs. — Le jansénisme.

— L'incrédulité et l'immoralité du dix-huitième siècle : philosophes, courtisanes, politiques. — La Révolution et l'Empire. — Les temps actuels. — L'Eglise n'a pas changé 12.'?

III. — Objection tirée des nouveaux dogmes. — Confusion entre deux idées fort difTérenles : définir et inventer une vérité. — Éléments de notre croyance : articles de foi, dogmes définis, propositions de foi. — Ce qu'est la définition d'un nouveau dogme : U Immaculée Conception et Vlnfaillibililé pontificale. — L'Eglise définit mais n'invenle pas.

— L'Eglise n"a jamais varié dans son enseignement. i34

CINOUIEiME CONFERENCE Infaillibilité de l'Église

L'enseignement de l'Eglise doit être immuable, mais non pas immobile : et dans son développement, il doit être infaillible pour demander et imposer la foi i3()

I. — Ripugnance des rationalistes à reconnaître l'infaillibilité de l'Église. — Cette prérot-alive tient pourtant à l'idée d'unité cl de permanence dans la société des ànies, — puisque leur sauvegarde se trouve dans l'autorité d'un corps enseignant infaillible. — C'est ainsi que Jésus-Christ l'a compris, en choisissant ses apôtres et en déterminant leur mission.

— Continuation de la vie et du ministère de Jésus-Christ dans l'Eglise. — Comment les apôtres eux-mêmes l'ont compris i4j

II. — Fausse idée de rinfaillibilité de l'Eglise, parmi les rationalistes et même parmi les chrétiens. — Notion de cette infaillibilité : l'Eglise, l'épiscopat et les conciles, le souverain-pontife et les définitions ex calhedrà. — Allégations contraires à l'infaillibilité. — Le fait historique dr l'iulaillibilitc i'i'-'<

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