‹ L'Eglise, sa raison d'êtreChapitre 3 sur 27 · XI[ AU LECTEUR · texte numérisé non relu

XI[ AU LECTEUR

C'est le développement de la première partie que Je publie aujourd'hui, soigneusement revu et corrig-é d'après les observations qui m'ont été faites : j'ai toutefois le regret de n'avoir pu tenir compte de toutes, parce que plusieurs ne m'ont pas paru résister à une sérieuse et loyale considération. Ceux des lecteurs, qui ont conservé les fascicules de la Reoiie thomiste, verront que j'ai suivi au pied de la lettre le conseil de Boileau, en corrigeant minutieusement, non pas la doctrine exacte dès le premier exposé, mais la forme de l'exposition, trop souvent répréhensible au point de vue du goût et de la convenance littéraires. Mon travail a-t il gagné à CCS corrections ? Je n'en sais rien, et la sévérité de ma révision ne me rassure guère contre celle des juges compétents.

Je crois cependant qu'ils y reconnaîtront des caractères évidents de simplicité et de clarté. Avant toute chose, je me suis proposé d'être clair et par conséquent d'être simple; eu égard aux difficultés de la matière, au peu d'habitude que les chrétiens d'aujourd'hui ont de ces études, et aussi des préjugés auxquels se heurte nécessairement un pareil enseignement, je n'ai pas voulu encourir le reproche de masquer l'insuffisance des démonstrations sous les artifices de la rhétorique. On pourra ne pas me trouver satisfaisant : on ne pourra pas me trouver obscur à dessein et fuj'ant à travers

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