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IDÉE ET PLAN DE LA PUBLICATION. XIX

prieur, des officiers, des fêtes propres, et comptait des confrères jusque sur les marches du trône?

Assurément, parmi ces institutions, paroisses, monastères, maisons d'enseignement, hôpitaux, confréries, il n'en est pas une qui ne se soit inspirée, à Toulouse comme ailleurs, du principe de la grande liberté chrétienne : cela ne constitue pas une originalité spécifique. Mais, il faut le dire tout de suite, il n'en est pas une qui ne se soit nourrie en même temps de l'esprit local qu'elles reflètent de toute manière. Les alternatives de grandeur et de décadence, les péripéties diverses par lesquelles elles sont passées avec l'affaiblissement et les retours de la foi, avec les défaillances et les reprises du patriotisme provincial et national, leur histoire particulière, en un mot, montre également cet esprit local plein d'initiative, aimant à se communiquer et possédé de généreuses ambitions, impressionnable et prompt, mais plus vif que tenace, bien que toujours avide d'émotions religieuses et jaloux de son passé.

C'est pour cela que Toulouse a beaucoup donné, après avoir toutefois beaucoup reçu. Sa situation géographique en avait fait la capitale de l'ancienne province du Languedoc et la seconde ville du royaume, comme on disait autrefois. Naturellement et par la force des choses, la province tout entière, tout le pays situé entre les deux mers

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