‹ L'èglise Saint-ÉtienneChapitre 11 sur 193 · XX IDÉE ET PLAN DE LA PUBLICATION · texte numérisé non relu

XX IDÉE ET PLAN DE LA PUBLICATION

lui ont apporté le tribut de leur foi. Mais elle a donné plus qu'elle n'a reçu. Il n'y a presque pas de siècle où quelque fait éclatant ne manifeste son action au dehors et au loin, dans le Languedoc d'abord, puis sur la France et même sur l'Église. Grâce à saint Exupère, son courageux et prudent évêque (405-415), l'Église, au commencement du cinquième siècle, reçoit du Saint-Siège le canon des Livres inspirés avec d'importantes dispositions de discipline ^ Au neuvième siècle, Charles le Chauve prend le monastère de Saint-Sernin, déj<à étendu et célèbre, pour quartier général pendant la guerre contre les Maures d'Espagne et ses courses nombreuses sur l'un et l'autre versant des Pyrénées. A la fm du onzième siècle, avec le comte Raymond IV, Toulouse occupe un rang distingué parmi les plus fiers et les plus vaillants croisés. Au douzième, elle fournit des éveques à l'Espagne et s'emploie avec bonheur à la défense de la Navarre espagnole contre les Maures 2. A la fin du douzième siècle, il est vrai, par un contraste fâcheux, sa foi, entamée par l'hérésie, pâlit. Mais du moins une main charitable et expérimentée trouve en elle-même le remède à des maux cruels, qui, par une récompense de Dieu, sera le remède à bien des maux de l'avenir. En 1215, saint Dominique y

1. Lettre du jîope saint Innocent I à saint l'^xnpère. l'ab^olog. latin., tonio LM, oOO. Cf. Jaffé-Ka itenbinnner, Rrgesla summorum ponlificum, n" 293.

2. Carlulaire de Sainl-Seimin, introduction, pp. i.xii-lxv, 321-340, 419 450.

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