‹ L'èglise Saint-ÉtienneChapitre 100 sur 193 · Catel, p · texte numérisé non relu

Catel, p

place qui porte encore le nom des religieux. Ils achetèrent même quelques maisons au delà de la rue qui bornait leur cloître au levant, « pour chambres aisées et cloaques », et demandèrent la permission de jeter un pont sur cette rue, que Charles VI leur accorda. Mais le Parlement refusa pendant plusieurs années d'entériner les lettres royales, disant qu'on avait dû démolir plusieurs ponts analogues , construits autrefois par Simon de Montfort, à cause des dommages et des dangers qu'ils causaient *.

Dans ces temps d'ardente charité pour les membres du Christ, il n'y eut pas de souffrance humaine qui n'eût son hospice particulier pour l'abriter et la guérir. Les Frères de Saint-Antoine du Viennois, fondés en Dauphiné au douzième siècle pour le soin des malades atteints du mal des ardents, vinrent à Toulouse sur la paroisse Saint-Étienne, en 1270. Le chapitre ne consentit toutefois qu'en 1327 à leur donner la permismission de construire une église et un clocher avec un cloître, à la rue de Montarsin, sous les conditions

1 A7^ch. de la H. -G., fonds de Saint-Etienne, n° XVI, 1. 2, t. 3 et 4. Au commencement du dix-septième siècle, le marabotin d'or fut évalué à quarante-cinq sols ; à la même époque, en 1608, le Parlement obligea les Carmes à remettre au chapitre de Saint-Ktienne, la moitié de la cire perçue pour l'enterrement des paroissiens. La rue traversée par ces ponts , car il y en avait plus d'un , s'appela la rue des Arcs.

I habituelles du partage des droits de sépulture et une rente de cinq florins d'or ^

La rue Montarsin prit bientôt de la croix égyptienne en forme de T, que les religieux portaient cousue sur leurs habits en mémoire du solitaire de la Thébaïde leur patron, le nom persistant encore de Saint- Antoinedu-T2.

Les moines clunisiens de Lézat eurent à Toulouse, dès l'année 1115, un prieuré hors des murs, au delà du Château Narbonnais. Les sépultures qu'ils donnaient dans I leur église leur attirèrent de longues querelles avec le prévôt de Saint-Étienne, Guillaume de Gantez. L'évêque Fulcrand accorda les deux parties, en mai 1189, à la condition que les moines donneraient au chapitre une part des droits de sépulture et un florin d'or à la Toussaint.

Au moment de l'invasion du prince Noir, les moines se réfugièrent dans la ville et le prieuré de Saint- Antoine s'établit à la rue Pharaon 3.

Les invasions dévastatrices des Anglais obligèrent aussi les Trinitaires qui étaient arrivés à Toulouse, dès les premières années du treizième siècle pour unir la population à leurs efforts en faveur de la rédemption

.1. Arc/i. de la H. -G,, fonds de Saint-Etienne, le florin d'or, à l'imitation de celui de Florence, valait environ 10 fr. de notre monnaie.

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