Catel, p
2. An treizième siècle on ne voyait pas encore des chaires fixes dans les églises.
3. Cette tapisserie, qui a figuré dans plusieurs expositions toulousaines, est conservée dans le Musée de la Société archéologique du Midi de la Finance. (Abbé Carrière, Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France^ XI, p. 15.)
Quelques mois auparavant, les chanoines avaient pu craindre qu'un nouveau chapitre ne se formât dans la paroisse. Une chapelle de Nazareth s'était abritée depuis une cinquantaine d'années dans la rue étroite et courte qui naguères encore portait son nom. Elle remplaçait l'oratoire pour lequel une pieuse femme avait donné sa maison, hors la porte Montgaillard, au temps de la guerre albigeoise, afin d'y recevoir une statue de la Vierge avec une représentation du soleil qu'on venait de découvrir dans le fossé de la ville.
Bertrand de l'Isle avait fondé un obit dans cet oratoire en 1282. Le chapitre le remit au clerc Bernard Mercier, le 6 novembre 1300, pour une rente annuelle de soixante sols. Michel de Vabres, seigneur de Gastelnau-d'Estrétefonds, fit reconstruire la chapelle vers 1520 et la couvrit d'une élégante voûte avec liernes et tiercerons, comme on en construisit plusieurs dans la province à cette époque. Son tombeau occupait' le milieu de la chapelle. En 1525, Georges d'Olmières, de Saint-Sernin d'Albigeois, président au Parlement, obtint de Clément VII une bulle érigeant un chapitre collégial dans cette chapelle, où les fidèles venaient en grand nombre implorer la sainte Vierge et et où s'étaient fondées déjà plusieurs confréries. Le chapitre devait se composer d'un doyen et de six chanoines, avec un. vicaire perpétuel. La moitié des fruits de l'église de Saint-Martin-d'Azas 1 valant soixante livres tournois,