‹ L'èglise Saint-ÉtienneChapitre 13 sur 193 · XXII IDÉE ET PLAN DE LA PUBLICATION · texte numérisé non relu

XXII IDÉE ET PLAN DE LA PUBLICATION

si bien qu'il écarte ceux de ses conseillers qui sont suspects de protestantisme*, et qu'il mérite d'être regardé comme ayant été, dans le trouble des esprits, le Parlement le plus catholique de France. Ainsi Toulouse et Paris vont se prêter aide pour maintenir sur le trône le principe catholique; la conversion d'Henri IV leur donne raison. L'action extérieure de Toulouse grandit toujours. A la fm du seizième siècle, un de ses maîtres, Pierre Grégoire, contribue à la fondation de l'Université antiprotestante de Pont-à-Mousson. Deux siècles plus tard, en 1763, le P. Navarre, professeur à l'Esquile, présente un nouveau plan d'études, qui est couronné par les Jeux Floraux et qui témoigne d'un grand esprit d'initiative. Le P. Gorbin y prépare son Tymité d'éducation si utile et si remarquable, qui voit le jour à La Flèche. Alors, du reste, le couvent des Jacobins, ayant sous sa juridiction les missions des îles de l'Amérique, envoie dans ces pays lointains et encore sauvages des religieux qui apportent là-bas cette vie chrétienne qu'ils ont reçue ici 2. Enfin, voilà des siècles que la basilique de Saint-Sernin montre à l'univers tout entier son trésor incomparable de reliques, et l'univers ne cesse de l'admirer, acclamant Toulouse la Sainte, en qui elle reconnaît une des patries terrestres des saints.

1. M. Dubédat, Histoire du Faiblement de Toulouse^ tome I, p. 366. Paris, 1885.

2. Archives de la Haute-Garonne, fonds des Dominicains, liasse 123.

Page 1