‹ L'èglise Saint-ÉtienneChapitre 175 sur 193 · Voir TAppendice épigraphique · texte numérisé non relu

Voir TAppendice épigraphique

2. Hauteur, S-^TS, longueur, 7">75. Hilaire Pader, né en 1607, mort en 1677. Le peintre s'est représenté lui-même sous les traits du triomphateur, liberté qui choqua étrangement les

Passage de la mer Rouge ^ grande machine de dimensions égales et de même provenance, mais qui n'est pas du même auteur; deux tableaux du martyre de saint Etienne, dont l'un fort médiocre, par Frotté, représente l'ensevelissement du saint, et dont l'autre, qui le montre recevant à genoux les coups de ses lapidateurs, fut commandé par l'État, pour la cathédrale, en 1829, au peintre Thévenin ^ ; un grand tableau de la Visitation^ par Jean-Pierre Rivalz, qui s'élevait derrière l'autel de la chapelle des Visitandines ; la Réswv^ection de Lazare, accordée par Louis XVIII à M. de Villèle, et remise par le grand ministre à sa paroisse , tableau correct, mais énigmatique et froid ; saint Eœupère distribuant les aumônes, par Bézard, qui s'est évertué maladroitement à singer Véronèse, donné par l'État en 1850; la Nativité, par Nicolas Baulier, tableau qui figurait autrefois dans une des chapelles du chœur à laquelle il avait été donné par Jean-Louis de Bertier, évêque de Rieux, prévôt de 1627 à 1656, dont les armes sont peintes dans un angle ^ ;

Toulousains, d'après Dupuy Dugrez, d'autant que le peintre était petit et laid, Dupuy Dugrez, Traité sur la peinture, p. 215.

Le même auteur parle du tableau du Déluge, par Hilaire Pader, aujourd'hui au Musée, qui était le pendant, aux Pénitents-Noirs, de celui de Joseph. 11 décrit aussi d'autres tableaux de la même éghse, par Ambroise Frédeau, contemporain de Pader. Le Passage de la mer Rouge est sans doute de lui.

1. Mais après 1830, il fallut payer le cadre, qui coûta 357 fr.

2. D'or au taureau effarouché de gueules, bandé d'azur à trois étoiles d'argent; à côté N. BAVLIER ME FECIT. Nicolas Baulier, peintre de Louis XllI, imita surtout les tableaux de

la Cène, par Joseph Roques, belle composition, commandée en 1820 par la Confrérie du Saint-Sacrement ^ ; enfin, dans le fond de la nef, un tableau représentant le Christ se détachant de la croix pour embrasser saint Antoine de Padoue, venu des Cordeliers, Abraham levant le glaive sur son fils et Samson tuant les Philistins, par Hilaire Pader; puis deux figures de prophètes, par Despax, autrefois sur le plafond de la chapelle des Pénitents- Gris, faisant partie de la même série de peintures dont les autres sujets ornent le sanctuaire de l'église Saint- Exupère.

Tandis que ces tableaux arrivaient de divers côtés à la cathédrale, elle avait perdu, pour les donner au Musée, quatre toiles de valeur : la Descente de Croix, de Tournier, scène pathétique dont l'intensité d'expression égale la facture vigoureuse et la richesse de ton ; le Saint Jean à Pathmos et Y Apothéose de saisit Martin, d'André Lèbre, autrefois dans les chapelles de ces deux saints; enfin le Saint Joseph, de Subleyras, composition simple traitée avec largeur, peinte à Rome en 1741 ^.

Les nombreuses confréries firent exécuter, sous la Res-

Bassan dans ses dispositions de scène où les animaux se mêlent aux personnages, et aussi dans ses effets de lumière, comme on le voit dans ce tableau qui est revenu à la cathédrale après avoir passé un demi-siècle au Musée. Jean le Clerc a gravé un recueil de trente-six portraits de Baulier, qui signait en général en latin Baulerii.

Page 1