XXXII PRÉFACE
depuis tous les livres et tous les guides écrits sur Toulouse ont reproduit ces deux descriptions, sans y regarder de plus près, surtout la dernière.
Mais la critique monumentale a tait du chemin depuis cinquante ans, et le travail, fort estimable pour le moment où il parut, de M. d'Aldéguier, ne pouvait entrer dans les questions si approfondies après cette époque, d'origine, de styles, de comparaisons avec d'autres églises ou de systèmes de construction. Le fervent archéologue, que l'enthousiasme pour les œuvres si longtemps dédaignées du moyen âge animait surtout alors, de môme que tous ses collègues, n'avait pas non plus à sa disposition les archives capitulaires, encore dans le chaos, qui ont pu fournir aujourd'hui des précisions sur les travaux de la cathédrale, surtout dans les trois derniers siècles ' .
Viollet-Le-Duc n'a accordé à la cathédrale toulou-
la toise, par l'architecte Laffont, un tracé de la grande rose à la fin du premier article et une lithographie, à la fin du second, de la clef de voûte du collatéral en avant de la chapelle actuelle du Purgatoire, portant les armes de l'archevêque Bernard de Rosergue, richement encadrées dans un quatrilobe.
1. On n'examinait pas minutieusement comme aujourd'hui les nuances et les détails, mais il est cependant singulier que M. d'Aldéguier n'ait pas reconnu dans les vitraux du chœur les armes d'un de ses ancêtres, capitoul en 1611, qui lui auraient épargné des suppositions inutiles et une étrange erreur de date.
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saine qu'une courte ligne, reléguée même dans une note, et contenant deux inexactitudes dans six mots ^
Un seul écrivain critique, des plus autorisés il est vrai par la sagacité de ses jugements et la connaissance savamment réfléchie de toutes les églises françaises, M. Anthyme Saint-Paul, a consacré dernièrement à Saint-Étienne une rapide étude, mais pleine de vues originales et précises 2.
Les documents capitulaires, rassemblés et classés par les savants archivistes de la Haute-Garonne, sont renfermés aujourd'hui dans onze cartons contenant parchemins et liasses, occupant le fond de Pavantdernière salle de la grande galerie réservée aux archives dans l'hôtel de la Préfecture.
Une autre série très importante encore est constituée, dans la salle suivante, par vingt-six registres des délibérations du chapitre de l'année 1519 à l'année 1790 3. En outre, divers groupes de liasses et plusieurs registres de reconnaissances, fiefs, obits, comptes, états des recettes et dépenses, etc., ont dû être consultés, de même que les registres particuliers des prébendiers des diverses chapelles ou des confré-