‹ L'èglise Saint-ÉtienneChapitre 21 sur 193 · XXX PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXX PRÉFACE

empressé de tous les corps publics et des habitants, donnant ainsi le signe initial de la régénération religieuse et morale qui caractérisa la première moitié du dix-septième siècle. De même, dans le cours des temps, tous les élans, toutes les luttes et toutes les émotions des Toulousains ont laissé leur empreinte dans l'antique église des aïeux, et il n'est pas un d'entre eux qui ne se retrouve mieux encore dans sa patrie d'origine, lorsqu'au milieu des agitations et des inquiétudes contemporaines il vient demander à la cathédrale aimée dès l'enfance un moment de recueillement et de repos.

Mais il convenait de se renfermer dans un cadre beaucoup plus modeste : reprendre d'abord avec précision l'histoire des constructions successives et si étrangement, variées du monument, retracer en même temps la vie puissante du chapitre cathédral qui dirigea ses destinées, celle aussi de la paroisse et des fondations pieuses qui l'animèrent. 11 faut donc se garder de chercher dans ce livre une histoire de l'église de Toulouse , pas plus que celle des prélats toulousains, bien que la plupart d'entre eux y soient nommés, car bien peu ont siégé sans laisser une marque de leur passage dans leur cathédrale. Ce vaste et important travail sera entrepris par des mains plus sûres; mais les limites de celui qui se présente au-

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jourd'hui au lecteur ont dû ne pas s'éloigner des murs de Saint-Étienne.

Une question d'une haute importance se dressait dès les premières lignes, celle de la fondation de l'église attribuée par une tradition vénérable à saint Martial , disciple de saint Pierre, question qui se confond ainsi avec celle de l'origine apostolique du christianisme dans les Gaules. Mais il nous a paru prudent de ne pas entrer dans ce retentissant débat, auquel ont pris part tant d'érudits qu'il a rendus célèbres, puisque nous ne pouvions l'éclairer de la moindre lueur inédite. Une note indique les auteurs à consulter sur ce sujet qui passionne depuis deux siècles les études ecclésiastiques.

L'église, centre et coeur de la ville, a naturellement attiré les recherches des historiens locaux. Gatel en a donné la description, appuyée de précisions historiques, dans les Mémoires sur le Languedoc qu'il écrivait vers 1623 ^

En 1832, au lendemain du jour où venait d'être fondée la Société archéologique du Midi de la France, M. Auguste d'Aldéguier lisait, dans une des premières séances, une notice détaillée sur la cathédrale 2, et

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