‹ L'èglise Saint-ÉtienneChapitre 42 sur 193 · SAINT-ÉTIENNE PENDANT LES PREMIERS SIÈCLES · texte numérisé non relu

SAINT-ÉTIENNE PENDANT LES PREMIERS SIÈCLES

Fondation de Saint-Etienne. — Nombreuses églises sous la même invocation. — Passage des barbares et royaume des Wisigoths. — Clovis et saint Germier. — Les princes carlovingiens. — Chartes de Charles le Chauve et de Louis VIL — Immunités accordées à Saint-Etienne.

Les actes de saint Sernin rapportent que l'évêque se dirigeait vers son église, lorsqu'il fut saisi par la foule irritée du mutisme de ses dieux et traîné par elle au supplice.

On ne sait où s'abritait cette petite église qui, selon les actes, n'était pas éloignée du Gapitole, car on ne connaît pas mieux l'emplacement du Gapitole lui-même. Mais le premier sanctuaire où les chrétiens de Toulouse ont célébré dans le mystère leur culte naissant ne peut-il se

retrouver à la place qu'occupe aujourd'hui la cathédrale, dans une humble maison, cachée sous les remparts, s'ouvrant sur une ruelle peu fréquentée, voisine cependant du quartier déjà le plus populeux, traversé par la grande voie qui conduisait de la plaine fertile vers le fleuve? Des débris de colonnes et de frises antiques découverts , à diverses époques, dans les terrains entourant la cathédrale et particulièrement dans le sol de l'ancien cloître, indiquent l'importance, persistante encore, de cette partie de la ville à l'époque romaine ^

La tradition constante, depuis le moyen âge jusqu'aux historiens critiques du dix-septième siècle, attribuait la fondation de la première église de Toulouse à saint Martial, l'un des soixante-douze disciples du Christ, qui aurait laissé sous la pierre de son autel, consacré par saint Fronton, évéque de Périgueux, une fiole pleine du sang du premier martyr, un os de son crâne et un des cailloux avec lesquels il avait été lapidé ^. Elle fut, en effet, dédiée à saint Etienne, comme plusieurs autres églises datant des premiers temps du christianisme dans les Gaules, entre autres Saint-Etienne d'Agen, Saint-Etienne de Gahors, et Saint-Etienne de Limoges, qui regardaient de môme saint Martial comme leur fondateur ^

1. Catel, Mémoires sw^ le Languedoc, p. 168; autres débris antiques retrouvés en 1812, selon Du Mège.

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