‹ L'èglise Saint-ÉtienneChapitre 50 sur 193 · Catel, p · texte numérisé non relu

Catel, p

3. Arch. de la H. -G., fonds de Saint-Etienne, n° XXX, hasse 3.

HISTOIRE DE TOULOUSË CHRETIENNÉ.

Le cloître; situation, dimensions, sculptures, statues et chapiteaux; leur caractère. — L'église Saint-Jacques.

Les chanoines de Saint-Augustin, astreints à la vie commune, suivaient les mômes règlements que les moines, et leur demeure était semblable. Des logis entouraient leur cloître, centre et cœur de la vie cénobitique, situé presque toujours, comme à la cathédrale de Toulouse, au midi de l'église. La disposition différente des terrains environnants, l'accès vers la basilique, que l'on devait faciliter aux habitants de la ville, obligèrent au contraire les chanoines de Saint-Sernin à rejeter leur cloître au nord, avec les bâtiments de l'abbaye ^

Le cloître de Saint-Etienne fut relevé par Izarn et ses successeurs en même temps que montaient les assises de la cathédrale. Il était de forme carrée, à côtés inégaux, dont le plus long avait cinquante et un mètres, entouré

1. Voir le plan de Saint-Sernin et de l'abbaye; Esquié, Mémoires de l'Académie des Sciences de Toulouse, 8® série, III, p. 283.

d'arcades cintrées soutenues par des colonnes géminées que couronnaient de superbes chapitaux, et maintenu aux angles par des piliers., de marbre comme les colonnes ^ L'église Saint- Jacques le fermait au sud; au levant, une porte ornée de statues s'ouvrait sur la salle capitulaire. D'autes portes donnaient sur le réfectoire surmonté de la bibliothèque, sur la salle où les docteurs prenaient leurs grades^.

Le cloître était, en effet, le foyer des études ecclésiastiques à Toulouse , et les maîtres célèbres y venaient prononcer leurs lectures.

Pendant plus de sept siècles, plusieurs familles notables de Toulouse voulurent avoir leur sépulture dans ce sol consacré par des bénédictions spéciales, à côté de celles des chanoines et des dignitaires du chapitre. On y voyait aussi les tombeaux de quelques personnages célèbres par leur piété ou leur savoir, mêlés à ceux des nobles toulousains, parmi lesquels on remarquait celui du chevalier Raymond de Puybusque, que surmontait fidèlement sa lance de combat. Au milieu du cloître, une fontaine reposait sur des colonnes antiques en marbre 3.

Lorsque le cloître fut démoli, en 1812, le musée recueil-

1. Voir dans Toulouse mo7iumeniate et pittoresque, de Cléobule Paul et Cayla, une vue du cloître de Saint-Etienne, d'après un dessin pris en 1812.

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