Id., 11° XXII, basse 1, t
3. A?^ch. de la H.- G., fonds de Saint-Etienne, n'^ XXII, liasse 1, t. 15.
4. Compayré, Mémoires de la Société archéologique du midi de la Finance, VIII, p. 75.
46 ttlSTOîRÈ DE TOllLOliSE CHRETIENNE.
nard Fages, qui, ne pouvant rien donner directement, laissait une petite vigne à son neveu, à la condition d'entretenir une lampe allumée devant le grand autel, toutes les nuits, jusqu'aux messes matutinales.
C'est par centaines qu'on trouve mentionnés des testaments avec fondations de messes perpétuelles et quelquefois même avec établissement d'un prêtre pour la célébration de ces messes. Le notaire Pierre Sarailhe, dont l'épitaphe, avec une serrure pour armes parlantes, a été conservée \ laissait, en 1497, une maison et une métairie pour la célébration de deux messes chaque semaine, l'une le vendredi, en l'honneur de la Passion du Sauveur, l'autre un jour quelconque pour le repos de son Ame, et une messe solennelle le jour de la fête de saint Martial.
Ces obits, comme on appelait ces fondations, devenaient une propriété entre les mains des prêtres qui devaient les exécuter. Ils pouvaient les céder ou les échanger; le chapitre ou les bailes des chapelles mettaient en possession les nouveaux titulaires.
La cathédrale de Saint-Etienne s'enrichit aussi par des donations d'églises que leurs possesseurs lui remettaient pour assurer la conservation des droits ecclésiastiques et la bonne administration de la paroisse. Dans les années agitées et incertaines des onzième et douzième siècles, l'église-mère apparaissait comme un pouvoir tutélaire. Par des actes qui sont probablement des premiers temps
LE. Roschach, Catalogue du musée, p. 235.
du onzième siècle, car ils ne sont pas datés, le prévôt Arnaud donna Téglise d'Odars avec d'autres biens ^ ; Pierre Amiel de Lissac. des parts de biens ou dîmes d'églises; Guillaume de Mauretan et Pons, son frère, donnèrent celle de Gradac^; en 1097, Aribert et sa femme, celle de Saint-Martin, d'Escalquens. En 1163, le prévôt Bernard Bonhomme abandonna les dîmes qu'il prenait sur l'honneur de ce village et sur Montarsin ^ Izarn de Saint-Paul et ses frères donnèrent, en 1153, les dix-huit églises de l'archidiaconé de Saint-Paul, donation ordonnée par leur père, qui avait été reçu chanoine^; Garcie Sulmus, Guillaume et sa femme Achilla donnèrent, en 1194, l'église d'Espaon avec ses appartenances, sous la condition que si le comte ou l'éveque de Toulouse ou tout autre venait à troubler l'église Saint-Étienne dans sa possession, un des parents de Guillaume pourrait reprendre ces biens en offrant un marc d'or sur l'autel du chœur ^
L'évêque de Gomminges, Roger de Noer, donna, en 1143, l'église de Saint-Martin-de-Noer à l'évêque de Toulouse et aux chanoines de son église ^.
En 1188, Guilabert Alamans remettait l'église Saint-
1. A}'ch. de la H.-G., fonds de Saint-Etienne, n» XIII, liasse 1, titre 1.