XVI IDÉE ET PLAN DE LA PUBLICATION
l'illustre Raymond de Sebonde, le perspicace Guillaume de Montlezun, le maître ès arts Barthélémy Fléchier, le fécond et courageux Bernard de Rosergue, le renaissant Marc-Antoine Muret, Innocent Ciron. Jean Gibert, Pierre Grégoire, Dadin de Hauteserre, et tant d'autres qui ont laissé des ouvrages encore estimés. Davezan, Cujas, Doujat avaient étudié à Toulouse avant (renseigner à Paris, au dix-septième siècle. En ce temps, au surplus, les liumanités comi»taiont de brillants pi'ofesseurs dans les deux collèges de plein exercice, rEs(juile et le collège des Jésuites, où le P. Ponibarl <'•} b' P. X'aiiit' iT oïd longtemps occui)é les chaires de seconde cl de rlirloriijiie. Quant à cet enseignement, appelé anjourdliui renseignement primaire, on ne le saisit pas à son origine : mais une fois qu'il l'a rencontré, l'iiistorien ne le perd plus de vue dans ses créations multiples cl toujours i)lus actives, dans ses écoles paroissiales, capitulaires et éiiiscopales, qui se tenaient, ici dans des bâtiments superbes comme la Manécanterie de Saint-Sernin. là dans une enceinte plus étroite comme le clocher de la l)ali)ade, ailleurs dans le voisinage du cloître comme à la l)aurade et à Saint-Etienne, ou même dans les maisons de charité, comme l'hôpital ï^ainte-Radegonde, où Ton élevait les enfants du quartier de Las Groses.
Les mêmes développements progressifs se remarquent dans les amnales de la charité à Toulouse, avec cette dif-