IDÉE ET PLAN DE LA PUBLICATION. XV
tation, Notre-Dame, les Ursulines. Ces monastères ou couvents de femmes offrent un curieux contraste avec les monastères d'hommes. Rares avant le treizième siècle et un peu déserts, ils se multiplient et se remplissent à partir du quatorzième; et quand les monastères d'hommes se dépeupleront, les monastères de femmes enrôleront au service du Christ leurs phalanges innombrables : aujourd'hui, on ne les compte plus.
L'enseignement, inspiré par l'esprit chrétien, a fini par jeter à son tour un très vif éclat. Mais il est, lui aussi , passé par un développement lent et régulier. Après le treizième siècle, l'Université de Toulouse s'est acquis une juste renommée. Les collèges boursiers groupés autour d'elle lui envoient des étudiants de toute la région, et même des pays éloignés ^ Ses maîtres, choisis dans les rangs du clergé séculier et du clergé régulier, et aussi parmi les savants laïques, rivalisent d'ardeur dans l'enseignement des Belles-Lettres, de la Théologie et de l'Écriture sainte, du Droit civil et du Droit canonique. C'étaient des maîtres toulousains que
1. C'étaient les collèges de Foix, de Saint-Martial, de Périgord, de Magaeione, de Saint-Raymond, de Saint-Girons, de Montlezun, de Verdale, de Saint-Exupère, des Innocents, du Temple, de Mirepoix, de Secondât, de Narbonne, de Papillon, etc.