L'écu petit valait alors 27 sols, 6 deniers
condition que le chanoine prieur conserverait le droit de présentation du vicaire perpétuel de Justiniac.
A la même époque, l'église de Saint-Pierre du Vilar fut unie au nouveau diocèse de Mirepoix , en échange des églises de Lévignac^ Garac et Serres, données au chapitre à la charge de pourvoir à l'entretien des douze prébendiers fondés par Bertrand de Flsle.
Dès l'année 1162, la cathédrale de Saint-Étienne possédait l'église de Saint-Martin de Socio, qui prit quelques années plus tard le nom de Saint-Martin de l'Isle. Le domaine de la cathédrale dans cette contrée fut augmenté par les libéralités des seigneurs de l'Isle-Jourdain et de l'évêque Bertrand de l'Isle.
En 1484, les dîmes de l'Isle-Jourdain furent arrentées pour 38 écus d'or, l'écu valant 39 doubles, le double 10 deniers.
Les églises précédentes cessèrent d'être attribuées à un chanoine spécial et furent unies en divers temps à la table du chapitre, qui les possédait toutes en commun dès les premières années du seizième siècle.
En 1318, Jean XXII unit à la table canoniale, en dédommagement des églises de Samatan, de Montamat et de Saint-Pierre-d'Auloze données au nouveau diocèse de Lombez, celles de Renofielle, de Bellegarde, de Gastéra, de Drudas, de Gagnac, du Thil, de Marnac, de Brax et de l'Escalette ;
1. Arch. de la H.-G.^ fonds de rarchevêché, n« 314 ; registre de Gaspard Sorèze, p. 5.
L'église de Sainte -Foy d'Aigrefeuille fut réunie en 1421, celle de Lanta avec celle Saint-Julien son annexe, en 1429;
Celles de Saint-Pierre de Lages, de Saint-Martin d'Artix, d'Albiac, de Mascarville, de Prunet, de Loubens et de Ventenac furent unies en 1489;
Celles de Sainte-Apollonie, de Villèle, de Miremont et de Grépiac , de même en 1489 ;
Celles de Gimont, de Sabonnières, de Gensac, de Sauvimont, de Pompiac, de Cornebarrieu, de Saint-Rome, de Deyme, de Nailloux, d'Odars, du Terme, de Puybusque, d'Issus et de Saint-Barthélemy de Toulouse, en 1519;
Celles de Sauveterre, d'Espaon, de Puylausic et d'Aussonne, en 1521 ^
La présentation des recteurs de Montaudran, de Saint- Orens, de Labège , d'Escalquens et de Muret , appartenaient aux chanoines les plus anciens , en vertu des bulles de Grégoire IX et de Jean XXII ^.
En outre des églises de Toulouse comprises dans la paroisse Saint-Étienne, le chapitre percevait des droits divers sur plusieurs églises ou abbayes.
En l'année 1130, Amélius, évêque de Toulouse, donna aux hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem et à leur
1. Arc/i. de la H. -G., fonds de Saint-Étienne, n° XII, l. 1, t. de 1 à 10.
2. Id., fonds de l'Arche vêché, n« 614; registre de Gaspard Sorèze, n"5.
! église de Puy-Sieuran^ l'église de La Sale, à la charge de remettre tous les ans au chapitre un muid de sel, i selon la mesure de La Sale.
j Ce muid de sel qui continua à être donné jusqu'à la Révolution, fut évaluée par une transaction du 9 janvier 1599, à neuf setiers et demi, mesure de Toulouse.
Le pape Clément VII, transformant sans doute d'anciens droits, adjugea au chapitre de Saint-Étienne, une pension de soixante livres sur les revenus de la rectorie de Samatan^, pour l'entretien du maître des enfants de chœur de la cathédrale.
L'évêque et le chapitre favorisèrent la création des monastères de la province, et s'unirent aux libéralités qui fondaient ces foyers de civilisation et de vie morale.
En 1156, les chanoines, approuvés par l'évêque Raymond de Lautrec, donnèrent à l'abbaye cistercienne des Feuillants, fondée dix ans auparavant, l'église de Saint- Sernin-des-Piscines 3, à la charge de leur remettre tous les ans, le jour de la fête de saint Thomas, apôtre, un setier ou trente-neuf livres de miel.
En 1188, l'évêque Fulcrand donna à l'abbaye de Rouibonne, qui devint bientôt, sur les limites des domaines
1. Arch. de la H.-G.^ fonds de Saint-Étienne, n^XYI, 1. 4, t. 6, aujourd'hui Pexiora, arrondissement de Castelnaudary (Aude).