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Aujourd'hui Peyssies, canton de Carbonne (Haute-Garonne

des comtes de Toulouse et des comtes de Foix, l'une des plus importantes de la province, les dîmes et prémices des terres de l'abbaye dans le diocèse de Toulouse, à la condition de donner tous les ans, au chapitre, une livre de poivre.

Dix ans plus tard, le même évêque accordait des avantages semblables à l'abbé de Belleperche, sous la réserve d'une pension de six sols morlas pour le chapitre, et de quatre sols morlas pour l'évêque.

Raymond de Falgar, donna, en 1247, à l'abbaye naissante de La Capelle, de l'ordre des Prémontrés, les dîmes, prémices et autres biens des églises de Mayrans , de Rustignac, d'Omerville et de la Voulte \ situées dans les terres de l'abbaye, et demanda simplement une rente de trois livres de cire et de trois livres de poivre, sur lesquelles il abandonna à ses chanoines une livre de l'une et l'autre denrée.

Enfin, le 10 janvier 1262, le même évêque et les chanoines remirent à l'abbaye de Grandselve, mère de toutes les abbayes cisterciennes des provinces méridionales, les droits et dîmes qu'ils possédaient sur les églises sises dans les terres de l'abbaye, pour une pension de quatre livres tournois, payables à l'évêque et de cinq sols tournois payables au chapitre.

D'après une sentence de Fulcrand, évêque de Toulouse, en date du 6 mai 1186, les juifs devaient remettre

1. Canton de Grenade (Hante-Garônne.) ;i^în.erville aujourd'hui Merville. ;-!■•'■

tous les ans, le jour du Vendredi-Saint, quarante-quatre livres de cire au sacristain de Saint-Étienne • . Le chapitre possédait par donations , testaments et I achats , plusieurs maisons dans la ville , particulière- ; ment dans la paroisse de la cathédrale, mais aussi jusque dans les quartiers les plus éloignés. Il les donnait en location, de même que les boutiques et les bancs de boucherie de la place Saint-Étienne et de la rue des Bancs-Mages.

Il jouissait aussi d'autres droits féodaux divers sur un grand nombre d'autres maisons 2.

Il avait reçu ou acquis plusieurs portions, huitièmes ou ucUaus^, comme on disait, actions comme nous dirions aujourd'hui, du moulin de Bazacle ou du Château-Narbonnais. Déjà, en 1394, il entrait dans l'accord conclu entre les propriétaires du moulin du Bazacle et les officiers du roi, selon lequel les réparations de la chaussée devraient se faire à frais communs. Par le même acte, le roi Charles VI, permettait d'établir un passage sur la chaussée pour les bateaux munis de filets de pêche, à la condition que la moitié des poissons pris lui serait remise.

1. Arch. de la IJ.-G., fonds de Saint-Etienne, n"^ XVI, 1. 5, t. 1.

2. Id.^ n"« XXIX et XXX. Grand nombre d'actes indiquant les noms des rues pendant le moyen âge et depuis, ainsi que l'origine de ces noms. En 1394, par exemple, la rue d'Astorg est appelée can^eria domini Johannis As(o?'ffis.

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