‹ L'èglise Saint-ÉtienneChapitre 96 sur 193 · Id., n« XXVII · texte numérisé non relu

Id., n« XXVII

^i. En i686, les tours et fossés furent réunis au domaine du roi, qui déchargea le chapitre de plusieurs droits.

qu'elle longeait les ramiers du Château 'Narbonnais ; un pré de sept arpents sur la rive droite de la Garonne ; 10 sols sur un jardin à Villemur, 4 livres sur une maison à l'Isle-Jourdain ; deux pugnères de blé sur une pièce de terre à Odars ; autres cens sur maison à Toulouse, maisons et terres à Saint-Martin-du-Touch , à la Groix-Falgarde, à Escalquens, à Muret, etc.*.

1. Arch. de la H. -G., fonds de Saint-Etienne, n" XXX, sac F B, 1. 2, t. 5.

Voir les revenus des possessions du chapitre à la fin du dix-huitième siècle, au chapitre xiv et aux pièces justificatives.

Limites de la paroisse, chapitres de Saint-Rome, de Saint-Géraud et de Saint-Barthélemy établis dans la paroisse. — Les Augustins, les Frères de la Pénitence de Jésus, les Carmes, les Frères de Saint- Antoine du Viennois, le prieuré de Saint-Antoine de Lézat, les Trinitaires, les Bénédictines, les Augiistines, les religieuses de Saint- Pantaléon, les religieuses de Fontevrault, les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem et les Chevaliers du Temple. — Accord pour les sépultures entre les chapitres de Saint-Étienne et de Saint- Sernin, rivalités des deux chapitres. — Processions, confréries, de Corpore Christi, du Saint- Sacrement, de l'Assomption et autres, de Sainte-Anne. — Oratoires, recluses, hôpital de la Porte-Saint-Étienne, église Saint-Michel, cimetières.

Le chapitre cathédral était recteur de la paroisse Saint- Etienne. Il en confiait l'administration à un vicaire perpétuel assisté de vicaires auxiliaires.

La paroisse, très vaste, s'étendait de l'ancienne muraille romaine de la ville, au nord, encore apparente sur plusieurs points au moyen ûge, c'est-à-dire de l'église Saint-Quintin et de la maison commune appelée plus tard le Gapitole, partagée par la base de cette muraille sur laquelle elle s'était posée, entre la ville et le bourg, et par suite entre la paroisse de Saint-Étienne et la paroisse

du Taur, jusqu'à la première porte du Ghâteau-Narbonnais, au sud, suivant à l'ouest la longue voie qui traverse encore la ville parallèlement au fleuve depuis l'époque romaine 1; elle longeait ensuite la muraille méridionale et gagnait au levant le coteau dominant Toulouse, sur lequel s'élevaient les métairies des Rosiers, de Goulié et de Gampmas jusqu'à la fontaine Guerna sur l'Hers, d'où les limites allaient rejoindre la porte Villeneuve auprès de la maison commune.

De nombreux asiles s'ouvraient à la prière et à la charité dans cette immense étendue. Les chanoines ne les virent pas toujours apparaître sans l'inquiétude que l'influence ou les ressources de la cathédrale n'en fussent amoindries, mais ils assurèrent leur établissement par des transactions qui réservaient au chapitre des droits d'hommage et de redevance.

Outre le chapitre cathédral, la paroisse contenait trois autres chapitres : ceux de Saint-Rome, de Saint-Pierre et de Saint-Géraud, et de Saint-Barthélemy.

Saint Dominique avait fondé, en 1215, l'ordre des Frères-Prêcheurs, dans la maison de Pierre Gellani dont il était l'hôte, auprès du Ghâteau-Narbonnais. Dès l'année suivante, le nombre des religieux s'étant accru, l'évêque Foulque, leur ardent protecteur, leur donna l'église de Saint-Romain ou de Saint-Rome, qui a donné son nom à l'ancienne rue, toujours populeuse et com-

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