De la rue Saint- Rome à ia rue des Récoilets
merçante, de Servinières. Le chapitre la remit au Frère Dominique et à ses compagnons présents et futurs, avec toutes ses oblations et l'autorisation d'établir un cimetière pour les religieux seuls. Si un Frère, après avoir pris l'habit, ne faisait profession qu'à l'article de la mort, le chapitre devait prendre la troisième partie de ses dépouilles et du don qu'il avait fait à la communauté. Les religieux ne pouvaient célébrer aucun office paroissial sans la permission du prévôt ou des cellériers et devaient payer annuellement trois sols tolzas. Les nouveaux religieux construisirent aussitôt un cloître avec seize cellules, mais, dès l'année 1230, ils prirent possession du grand monastère dont Pons de Gapdenier leur donna le terrain et où ils élevèrent l'église qui fut la plus belle de leur Ordre en France.
Ils conservèrent le couvent de Saint-Rome et le cloître au milieu duquel on voyait un Agnus castus planté par saint Dominique : il passa ensuite aux Dominicaines de Prouille, puis aux Bénédictines de Saint-Gyprien, et en 1604 aux Pères de la Doctrine chrétienne ^
La chapelle Saint-Pierre et Saint-Géraud, dont on aperçoit encore une nervure de voûte ogivale sur la rue qui
1. A l'occasion d'une requête présentée par les dames de Prouille, le iï mai 1322, pour l'enlèvement des panonceaux royaux, mis à la requête des chanoines de Saint Etienne sur la maison de la rue Saint Rome, un témoin «'éclare avoir vu V Agnus castus ^ qu'on disait avoir été planté par saint Dominique. Le couvent était situé sur le côté Est de la rue.
l'église saint-étienjse. 141
longe au nord le Marché-Couvert, autrefois la place de la Pierre, était un prieuré de l'abbaye bénédictine de de Saint-Géraud d'Aurillac. Le petit monastère construit à ses côtés posséda un nombre assez grand de religieux pour former un chapitre. En 1189, une transaction passée entre les chanoines de Saint-Etienne et le prieur Pierre de Blasia régla que le prieur et ses successeurs ne pourraient recevoir pour moine aucun paroissien de Saint- Étienne en état de maladie, ni ensevelir aucun paroissien sans la permission du chapitre, et que, si un paroissien de Saint-Étienne venait à mourir dans le prieuré après avoir fait profession en état de maladie, la troisième partie de ce qu'il aurait donné au prieuré reviendrait au chapitre cathédral, enfin que le prieur et les moines ne pourraient être enterrés que dans le cimetière Saint- Étienne, le prieuré n'ayant pas de cimetière particulier.
La chapelle de Saint-Pierre et Saint-Géraud, large de lO'^ôO et longue de 15 mètres, était divisée en trois nefs séparées par quatre piliers; la nef centrale se prolongeait par une abside étroite et profonde 2.
La chapelle de Saint-Barthélemy occupait une longueur de 32 mètres, sur la place qui a conservé son nom, entre la rue Nazareth et celle du Vieux-Raisin, appelée après la guerre albigeoise rue de Bernard-Paraire, parce qu'on y voyait la maison de ce maître balestrier qui avait placé les machines de guerre lorsque la ville fut attaquée par