‹ L'Église schismatique russe, d'après les relations récentes du prétendu saint-synode, tr. de lChapitre 37 sur 129 · INTRODUCTION. LXXIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. LXXIII

jours désormais de bien précieux souvenirs. C'est là que notre auguste pontife a commencé Texercice public de cette charité intelligente dont il a donné depuis tant de preuves. L'autre est celui de Santa Maria degli Angeli^ dirigé par les bons frères du vénérable de la Salle. Ce deraier établissement est construit sar les ruines des Thermes de Dioclétîen ; de Tempereur à qui le souvenir des persécutions souffertes par TEglise, laisse une si sanglante mémoire. En face se trouve la prison des forçats. Combien de ceux-ci eussent évité Tabîme oil le crime les a plongés, si leur enfance eût été protégée comme Pest celle des enfants placés près d'eux. On a réuni dans l'établissement des Thermes un conservatoire de garçons et de jeunes filles, ainsi qu'un asile pour les vieillards des deux sexes.

§ 4. Conservatoires des jeunes filles.

Outre les conservatoires dont nous avons parlé, les jeimes Glles trouvent dans ceux des SS, Quatro y des Mendicanti^ de la Divina Providenza ^ des SS, Clémente e Crescentine^ Pio dans lequel , par un précieux usage , se font tous les travaux de lingerie et de blanchissage pour le collège de la Propagande; dans ceux des Trinitarie et de Santa Eufemia^ Borromeo et de \ Addolorata^ toutes les ressources que les établissements correspondants offrent aux enfants de l'autre sexe.

Ceux de Santa Maria del Refugio et des Pericolanti sont destinés à sauver de la séduction les pauvres filles déjà parvenues à l'adolescence, et que la misère ou l'abandon de leurs familles, exposent à un grand danger de se perdi*e. Mais, sous ce rapport, le conservatoire de Santa Caterina dei Funari est digne, par la pensée qui en dirigea la fondation, d'une admiration particulière. C'est ainsi que plusieurs œuvres de même nature deviennent, en quelque sorte, la réalisation de la pensée commune de saint Ignace de Loyola et de saint Philippe de Néri; grands hommes et grands saints, dont l'influence fut également puissante, quoique par des voies di\ erses, sur la réforme du peuple et du clergé au xvi^ siècle.

Cv cinawnratoire était desdné, dans ie |iiiti|>c , à rccnoUir o^lÉH»amait les petites fille» appartenaat à «la iinunes per- 4u«»^ I« plus exposées par cooséqnent à totnàicr aa plus tôt ihMMi^ tuutDS les hontes da vice*

l$t pour qu aucun secours ne manque à ancon danger de sa^uction pour les jeunes filles, Rome, si iéconde en asiles coutil 1q9. tentations du cœur, en ouvrit un à celles qui pouvaient cti'e exposées dans leur foi après avoir quitté les erreurs du judaïsme, du schisme ou de Théréûe. Cest le conservatoire des néophytes.

§ S. Asiles pour les iDeuves,

Du reste le sort des jeunes filles n'avait pas seul le privilège d'intéresser la charité romaine. L'expérience apprenait que, si Tinexpérience de la jeunesse expose à de grands dangers, les souvenirs du mariage sont souvent pour la viduité une occasion de chutes bien malheureuses. Cette mère tendre autant que généreuse sut également y pourvoir. Les pauvres veuves trouvent des asiles toujours ouverts dans les conservatoires de Torre ciel GnUo^ Colonna Trajana^ du Boscheito, de S. Lorenzù in Luciruiy de S. Maria in Fia lala^ et plusieurs autres encore.

§ 6. Asiles pour les filles repenties.

Puis quand tous ces secours ont été insuffisants, quand le vice ou la séduction plus forts que les barrières de la foi et de la charité ont entraîné leurs malheureuses victimes dans rabime; lorsque le monde^ après avoir enlevé à ces pauvres femmes, honneur, santé, repos, n'a plus pour elles que des duretés et des mépris, TÉglise vient, qui leur ouvre ses hôpi- Uux d'abord, qui leur tend les bras, leur offre le pardon, en échange du repentir. Même quand, par de nouvelles chutes, ce pardon eiit été nécessité septante fois sept fois l. Puis, afin

' Aceedeof Pclrus dUit ; Domine, quoiies peccabit in me frater meus,

INTRODUCTION. JLXXV

de nous servir d'une expression employée en pareille circonstance, par une bouche yénérable, autant que chère à TÉgUse de Dieuy lorsque ces « filles perdues du monde demandent à

• entrer dans la bergerie de Jésus 2; » lorsqu'elles veulent re-

et dimittam el ? Usqae septies? Dicit illi Jésus : Non dico tibi usque septies : sed usque septuagies septies. Maitk, x?iii, 21, 22 et 23.

« Lettre du cardinal Mastai^ 12 mai 18A5, — Très-peu de temps après Télection de N. S. P. le pape Pie IX, VUnion de V Ouest publia, sur Torigine de la maison du Bon Pasteur^ à Imola , de touchants détails , reproduits aussitôt par les journaux religieux de Paris. — Univers^ 27 juin 1846. — Nous ne pouvons nous dispenser de rapporter ici la lettre que le pieux cardinal écrivait alors à la Mère supérieure générale d'Angers. Cette lettre nsontre à découvert toute la bonté du cœur et les sentiments élevés du pootife : « Nous voudrions, disons-nous avec Tauteur du récit, conseri ver, en la traduisant, la grâce inimitable de la langue italienne : » Très-Révérende Mère générale,

> Votre Révérence aura déjà eu, par ses chères filles, les détails de leur

> heureiise arrivée à Imola ; mais il convenait que je l'informasse moi- » même de cette arrivée, et, en même temps, que je lui manifestasse la

> grande consolation que j*éprouve en me voyant enrichi de cette petite

> troupe de vierges sacrées {qu6$to piceoio siuoio di sacre virgini) qui ,

> dans peu de jourg, ouvriront leur mission pour le salut de tant de pau-

> vres brebis errantes [iante peccorelLe erranii). Je suis persuadé qu'avec » la grùoe de Dieu elle les reconduiront à la bergerie du prince des pas- 1 teurs, Jésus-Chrisl. Que des louanges éternelles soient rendues à ce Dieu

> des miséricordes , et que Voire Révérence reçoive les assurances de ma ■ gratitude la mieux sentie. Tai la consolation de les avoir avec moi dans

> mon évêcbé. J'ai toujours de grands motifs de remercier le Seigneur qui

> tient dans ses mains les cœurs des hommes, mais il me parait que celui 9 de vos filles il l'a placé, non pas tant dans ses mains que dans sou propre » cœur {Parmi che queUo délie sue figlie lo obbia collocato non tanto nelle

• sue mani quanto uello suo cuore). Je ne manquerai pas de les assister i dans tous leurs besoins ; et , de cette pensée , je passe au plaisir de vous « assurer de nouveau que je suis avec une pleine estime, de votre mater- » nité, PaiTectionné serviteur.

» t Jban-Marir, cardinal Mastaî, urch.-év. » Imola, 44 septembre 18^5. »

Ce qui sait n'est pas moins touchant daus la narration du journal français. L^anleur ajoute :

« Ce n'était point une vaine promesse. L'archevêque d'Imola pourvoyait » à tout C*cst lui qui montait tout le ménage des religieuses et des péni- «Jtentes. Il a grand soin, écrivaient les religieuses, de tenir constamment

> à ses côtés le coutumier pour tout faire selon la r^gle; il lit Kii-méme ù

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