‹ L'Église schismatique russe, d'après les relations récentes du prétendu saint-synode, tr. de lChapitre 39 sur 129 · SECOURS AUX PAUVRES HORS DES HOSPICES · texte numérisé non relu

SECOURS AUX PAUVRES HORS DES HOSPICES

Après avoir élevé les enfants pauvres dans ses conservatoires, après avoir encouragé les mariages au moyen des dots fournies par elle , la chanté romaine sait parfaitement qu'elle se crée ainsi pour l'avenir des nécessités auxquelles il faudra pourvoir ; car, malgré l'abondance de ses dons, elle ne peut pas garantir de toutes les misères. Elle sait que Tinsuffisance du travail , la mauvaise conduite ou le défaut d'intelligence chez plusieurs, solliciteront de nouveau le secours de ses largesses. Elle ne se découragera point pourtant à cette pensée.

Quand la misère viendra de nouveau frapper à la porte de ses enfants^ elle les soulagera ; elle les plaindra quand elle les verra malheureux, sans qu'il y ait de leur faute. S'ils sont devenus par inconduite les premiers auteurs de leur misère, elle ne les abandonnera point pour cela. Elle ne mélangera pas l'amertume de durs reproches au secours qu'elle apporte. Elle fera ressortir la faute sans aucun doute, mais ce sera par la bonté, et non par l'aigreur. Ce pain qu'on lui demande, elle le donnera trempé, purifié dans ses propres larmes ; elle le donnera en disant au malheureux qu'elle assiste : Prends-le, repens-toi, et je le bénirai. Que je te plains ! tu n'as plus pour te consoler le témoignage de ta conscience. — O mon Dieu ! Job et Tobie, demeurés vos amis au sein de leur misère, supportent patiemment leurs maux ; mais la vie est à charge à Caïn meurtrier de son frère, à Judas qui vous a trahi, qui a livré votre sang aux bourreaux !

§ 1 , Travaux de charité, — Secours aux pauvres honteux, — Dots aux pauvres filles.

Les secours publics en travaux * ou en argent, les aumônes

1 L'abus qu'on fait des choses, n'est pas ce qui doit servir de base aux jugements qu'on en doit porter. Cependant la manière dont les travaux de diarité publique s'exécutent trop souvent à Rome, est uo abus très-ru-

LXXVllI INTUODLCTION.

de rarchiconfrérie des SS. ApostoU, de la Dwina Pietà^ sont, pour la plupart, destinés aux pauvres honteux; à ces misères dont le cœur de Dieu seul sonde la profondeur. L'archiconûré* rie du Gonfalone; celle de VAnnunziata, dont les membres quêtent pour doter de pauvres filles, et les arracher à la séduction ; celle de la dmcezione, de S. Apollonia et de S. Sahatore, qui distribue également des dots aux pauvres filles; la compagnie du Rosario, création féconde de la charité dominicaine ; la société de S, Kincent-de-Paul, cette gloire moderne de la France catholique; toutes ces pieuses réunions, ajoutées à divers autres établissements publics, complètent ce que la charité du peuple romain accomplit d'ailleurs si largement. Et nous nous plaisons à le reconnaître ; dans toutes les classes de la société, parmi ce bon peuple de Rome, la charité occupe une si large place, qu'on ne saurait y méconnaître l'influence toujours féconde du centre de l'unité catholique.

§ 2. Aumônerie pontificale.

Enfin, il est inntile de le dire, à la tète de cette charité publique et particulière, brille du plus vif éclat la charité des souverains pontifes, dont l'aumônerie, confiée à un évéque, a senri de modèle aux institutions de ce genre dans les cours des monarques chrétiens. On en reporte Toiigine jusqu'au vii« siècle.

Quoi qu'il en soit du plus ou moins d'antiquité de l'institution, il est certain aujourd'hui que les hospices, les conservatoires, les écoles, les prisonniers de différentes classes, les

neste, parce qu'il sVxpose constamment aux yeux des étrangers. Cet abus, tout minime qu'il soit en lui-même, laisse poortant de profondes et trè»> défavorables impressions dans Tesprit de ces derniers, et leur fournit le thème de déclamations qui remontent très-haut, surtout pour ceux qui jugent les choses par déduction et par analogie.

Il en est de même de la rapacité des hommes de place et autres gens de bas étage, trop souvent corrompus par les étrangers quMls exploitent ensuite de la manière la plus rebutante. Une juste sévérité dans la répreisioo de ces abus produirait à Textérieur une impression beaucoup plus grande quMl le semblerait peut-être au premier abord«

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