LXXX INTRODUCTION
de telle sorte que chaque dimanche les membres de la pieuse institution viennent exercer dans les prisons cette œuvre de miséricorde recommandée par le Sauveur : « J'étais en prison, » et vous êtes venus m'y trouver i. » Ils viennent, en prodiguaiit aux détenus des soins pleins de délicatesse, seconder les efforts des chapelains pour les ramener à la vertu par la foi.
§ 6. Confréries des deux sexes pour la visite des prisons.
La confrérie de la Pieta dei Carcerati; plusieurs prêtres séculiers ou réguliers, des laïques de toutes les conditions s*occupent aussi d'œuvres semblables. De pieuses dames ont également rempli le même office près des personnes de leur sexe détenues 4§ns les prisons.
§ 6. Archiconfréric pour le rachat des captifs de Barbarie,
Autrefois, quand la France n*avait pas encore détruit la piraterie africaine, T archiconfréric du Gonfalone, indépendamment de ses autres œuvres, s'occupait activement du rachat des malheureux tombés de cette manière au pouvoir des musulmans. Elle prenait part ainsi à la belle œuvre des ordres religieux institués dans ce même but. Mais depuis que la Restauration, expirant au milieu de son plus beau triomphe , eut enlevé à l'Église cet objet de ses sollicitudes, l'œuvre faillit à la charité, mais la charité ne. faillit point à l'œuvre. Et Rome peut se glorifier encore aujourd'hui de cette noble pensée, si longtemps et si généreusement mise en pratique par ses enfants.
§ 7 . Confrérie pour Consistance des condamnés à mort*
Mais si les institutions pour le rachat des captifs sont désormais sans but, il n'en sera jamais aîusi malheureusement pour la confrérie de S, Giovanni Decollato. Cette société, qui s'occupe de l'assistance des criminels condamnés à mort, fut insti-
' Mallh. XXV, sr.