‹ L'Église schismatique russe, d'après les relations récentes du prétendu saint-synode, tr. de lChapitre 78 sur 129 · CXLIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

CXLIV INTRODUCTION

» pinion catholique paraîtra hostile ou fayorable à la cause et- » tomane. Dans le premier cas, les catholiques seraient odieux » et suspects y comme au temps où leurs frères d'Occident » étaient contraints de repousser ou d'attaquer par les armes » les Sélim et les Soliman ; dans l'autre, ils se présentent au » contraire comme des amis et des auxiliaires charitables. Ils » se laveraient ainsi de l'accusation répétée contre eux par n leurs ennemis durant des siècles^ à savoir : que leur foi les » oblige à conspirer contre le gouvernement infidèle qui les » domine.

» Cependant, dès que le pouvoir ottoman se proclamerait le » gardien et le défenseur de la liberté religieuse ; dès que le » chef de TÉtat respecterait les droits spirituels de tous, sans » s'immiscer dans les affaires de conscience, croit-on que le B catholicisme y perdît à vivre sous un maître musulman? » Bien loin de là ; nous sommes convaincus que son sort serait » mille fois préférable à celui que lui réserverait la puissance 1 schismatique des Grecs ou des Russes, qui se portent comme » les héritiers légitimes ou les prétendants des (ils d'Osman. » C'est alors que l'autocratie, la haine du latinisme et la perse- )i cution conjurées, fermeraient l'Orient au prosélytisme, dont B l'action devient ici chaque jour plus libre et plus étendœj » c'est alors que nos Missionnaires, nos frères de la Doctrine » chrétienne et nos sœurs de la Charité, contraints de fermer » leurs collèges, leurs écoles et leurs hôpitaux, n'auraient plus » autre chose à faire que de reprendre le chemin de la France. D Ah ! pour le coup, comme catholiques, nous ne craignons pas » de dii*e ni de répéter hautement : Plutôt mille fois le Tiu'c » ou le Tartare, que le Grec ou le Russe l. »

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