‹ L'Église schismatique russe, d'après les relations récentes du prétendu saint-synode, tr. de lChapitre 79 sur 129 · INTRODUCTION. CXLV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. CXLV

tacher à soi les masses, que ne saurait jamais le faire Tunion violente à la foi d*un maître. L'Angleterre, quoique séparée de nous par rhérésie et par le schisme, 1* Angleterre, cette rivale politique de la patrie d'un grand nombre d'entre nous , l'Angleterre tolérante et juste, nous l'aimons, nous la vénérons sous ce rapport. £t vous, nous vous craignons ; vous, nous vous repoussons; vous, nous vous regardons comme les ennemis de notre foi. Vous, parmi les huit ou neuf cent mille catholiques de ces contrées, vous ne pouvez vous attendre à trouver qu'éloignement et répulsion. Et cependant, faut-il vous le dire? naturellement et avant tout fait accompli, nos sympathies étaient pour vous.

CHINE

Dans la Qiine, si vous n'étiez pas des persécuteurs ; dans la Chine, que votre politique et votre commerce savent si bien apprécier, chaque progrès du christianisme serait pour vous an avantage; il vous ménagerait des sympathies que d'autres jadis s'efforcèrent ardemment de se ménager. Aujourd'hui, ces mêmes progrès sont pour vous de nouveaux obstacles.

Et comment voulez^vous qu'il n'en soit pas ainsi? Vous avez une sorte de légation, un archevêque, des moines à Péking, depuis bien longtemps. Les anciens prédicateurs d'Une foi que vous combattez partout aujourd'hui, vous ont, en grande partie, ménagé les avantages dont vous jouissez aujourd'hui dans l'empire ** Qu'avez-vous fait pour reconnaître

* Le trait suivant peut &ire voir combien est réelle la crainte inspirée aux missionnaires par la Russie, et le mai que celle puissance cause à elle-même par ses persécutions. Il 8*agissail, dans une mission, de faire, pour la langue tamoule, un dictionnaire polyglotte composé de plusieurs langues européennes. On proposa d'y faire entrer le russe. Cette proposition fut rejetée de suile.

* Les jésuites de Péking rendirent autrefois de véritables services à la Russie dans ses traités avec la Chine.

D'un autre côté, il existe un mémoire rédigé au dix-septième siècle, par François Fallu, évêque d'Héliopolis, administrateur général des missions de la Chine, pour attirer Tattention du Saint-Siège et de la France sur la Russie, et ménager à celle-ci des avantages commerciaux qu'on lui refo* sait par dédain.

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