‹ L'Église schismatique russe, d'après les relations récentes du prétendu saint-synode, tr. de lChapitre 9 sur 129 · XVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVI INTRODUCTION

doctrine enseignée par Jésus-Christ ; unité parloui et en toute

chose : ce que nous avons, et ce qui vous manque,

UmiTÉ DU SACERDOCE DANS l'ÉGLISE DE JÉSIS-CHRIST.

Cette unité du sacerdoce ne peut être entre vous et nous Tobjet d'aucune discussion. Car vous adnaettez, comme nous , Tmiité du sacrifice, cette éminente fonction de tout sacerdoce. Cmnme nous, vous reconnaissez dans la célébration universelle et perpétuelle de nos divins mystères, Taccomplissement de ces paroles du Prophète : « Depuis le lever du soleil jusqu'à son » coucher, mon nom est grand parmi les nations; dans tout lieu on sacrifie et Ton offre en mon nom une oblation sans tache; » parce que mon nom est grand parmi les peuples , dit le Sei* » gneur des armées * . •

Comme nous également vous répétez avec saint Augustin : « Notre-Seigneur Jésus-Christ, unique et vrai médiateur entre » Dieu et les hommes, a voulu que le sacrifice fût un sacrement » quotidien dans son Église, laquelle étant le corps dont il est » lui-même la tête, dit s'offrir elle-même par lui. Les sacrifices M primitifs des saints étaient des signes multipliés et variés de » ce vrai sacrifice ; un seul sacrifice était figuré par plusieurs , » de même qu'une seule chose serait exprimée par plusieurs » paroles , afift d'en faire comprendre l'importance sans causer » d'ennui^. »

D'ailleurs, dans votre profession de foi, ne reconnaissez-

* Ab ortu enim solis usque ad occasum, magnum est nomen m pu ni in geMiibus, et in omni loco sacrificatur et offertur nomini meo obintio muRda : quia magnum est nomen meum in gentibiis^ dicit Dominus cxcreiluum. — Malaeh, i, il.

* « Secramentum quolidianuro issc voluit F.ccle^i.'c saciiriciiiin : qii.T » cnm ipsins eapitia corpus sit, scip^ain prr ipsuni dK-it (irTcrrc. Hiijus » veri sacrificii multiplicia variaquc signa eraut sarrificia priscn sanclot mm, cùm hoc unnm per multa Gguratoltir« tan<|uain- vnbis miiliis res » una dieerelur, ut sine fastidio comnicndurctur. » — />e CaU, Dci^ Ub. X, r. 20.

INTRODUCTION. XY^l

vous pas clairement Tunité du sacerdoce dans Texposidon que vous avez adoptée des droits des Évéques ?

Ainsi notre foi se fortifie, elle trouve une arme nouvelle contre ses ennemis , dans votre accord avec nous sur Tunité du sacerdoce ; car vous tous , Évéques des communions orientales, réunis ou non à TÉglise romaine, malgré la diversité det détails, vous formez une unité parfaite avec nous, quant à l'essence du divin sacrifice.

§ 1. Beautés des liturgies orientales^ conformité dans les choses essentielles avec les liturgies latine^.

Avec quel sentiment de reconnaissance envers Dieu ne voyons-nous pas en particulier l'élise grecque offrir devamt nous le saint sacrifice dans toute la pompe de son rite ! Comme elles nous touchent profondément ces liturgies vénérables aux yeux de tout Tunivers, ces liturgies auxquelles se rattachent les grands noms de saint Basile ec de saint Jean Ghrysostome !

Au moment où le prêtre de ce rite se prépare à célébrer les sacrés mystères, où il va louer le Seigneur dans la langue en laquelle furent écrites tant de pages de nos livres saints , avons-nous besoin de lui demander pourquoi, purifié de corps et de cœur, il demande à Dieu assistance, « afin, dit-il, que ^ debout devant le redoutable tribunal il puisse, sans com- » mettre de fautes, achever le sacrifice non sanglant * ? >»

Pourquoi cette prière renouvelée du larron pénitent sur la croix, adressée par le prêtre au diacre son ministre : « Que » le Seigneur Dieu se souvienne de toi dans son royaume •? »

Pourquoi cette joie de Tâme fidèle : « Mon âme se réjouira » dans le Seigneur qui m'entoure du vêtement du salut, et me

« Rituale Grscorum complectens ritus et ordines divin» liturgie, etc. juxta usum orienlalis Ecclesis, etc. p. 58. > Lg€. eit, p. 64*

XtlII INtRODtCnON.

» revêt de la tunique de la joie ; m'impose le diadème comme à » un époux, m'entoure d'ornements comme une épouse '? » celte reconnaissance en même temps de son indignité, du besoin de pardon pour ses fautes et de confîance en l'intercession de Marie et de ses saints : « Que le Christ notre vrai Dieu, » par les intercessions de la très-sainte, immaculée, bénie par- » dessus tous, notre glorieuse maltresse, Marie, Mère de Dieu » et toujours vierge; par la vertu de la glorieuse et vivifiante » croix et de tous les saints : qu'il ait pitié de nous , en Dieu » bon et clément *? »

Pourquoi ces souvenirs de la passion et de la mort du Sauveur, de cette lance qui lui perça le flanc, de ce sang divin répandu pour nous? Pourquoi cette mémoire des vivants ; pourquoi ces prières si touchantes pour « tous ceux qui se sont » endormis dans Tespérance de la résurrection et de la vie • étemelle, nos pères et nos frères, à qui. Dieu miséricordieux, » nous vous prions d'accorder le pardon ^ ? »

Puis, quand^l'action du divin sacrifice s'opère d'une manière plus immédiate, pourquoi les prières pour tous les besoins de l'Église recommencent *el les avec de nouvelles instances? Pourquoi ces paroles de la loi sainte annoncées au milieu des parfums de l'encens et des chanti sacrés des ministres ? Pourquoi cet éloignement des caiécbumènes au moment od l'on a demandé pour eux l'esprit d'humilité, d'union, de foi et d'amour, dont l'Église voudrait si ardemment vous voir remplis, Évéques nos frères ; dont elle demande également pour nous Tabondanoe? «. Seigneur notre Dieu qui habitez en haut, et regardez » avec complaisance ceux qui s'abaissent, vous qui avez envoyé » Notre^igneur Jésus-Christ, votre Fils unique. Dieu comme » vous et le salut du monde : jetez un regard sur les catéchu- « mènes vos serviteurs, abaissez leur tète : et faites-les dignes » de recevoir, au temps opportun, le baptême de la régénéra- .» tioD, la rémission des péchés et le vêtement de l'incorrupti-

' Lœ. eit p. 59, — > Loe. cit. p. 68.— * Loe, cil. p. 62.

nnmoDUGTioii. xix

> bilité. UnisseE-les à votre sainte JÉglise catholique et apos«io> » lique, et mettez-les dans le troupeau de vos élus 1. >

Pourquoi cette profession solennelle de la foi, cette offrande du pain et du vin, mystérieuses oblations de Melchisédecfa , destinées bientôt à Taocomplissement du grand mjrstére de la loi nouvelle? Pourquoi rend-on grâces à Dieu d'une manière si touchante, lorsqu'on lui dit : « C'est vous qui du rien nous avez » amenés à l'être ; qui nous avez relevés après notre dwite, et » qui ne cessez de tout fiiire jusqu'à ce que Vous noos ayez » conduits au ciel, et nous ayez donné votre règne à venir. » Pour toutes ces choses, pour celles que nous ignorons et » pour celles que nous savons; pour vos Inenfaits manifestes et 9 secrets envers non», nous vous rendons grâces ainsi qu'à » votre Fils unique et à votre Esprit saint %? »

Pourquoi cette hymne eue victoire^ comme on l'appelle dans la liturgie greoque, cette hymne si parftdtement convenable au vainqueur immortel, dont saint Paul parle ainsi : « il a efiacé la cédule qui nous était contraire, il a entièrement aboli le décret de notre condamnation, en l'attachant à la croix; et ayant désarmé les principautés et les puissances il les a menées hauts* ment en triomphe^ à la iaoe dn monde, après les avoir vaincues en lui-même ^ ?

Véritable hymne de triomphe où l'ÉgUse répète les cris de joie do peuple de Jérusalem, suivis bientôt de la grande inmiolation ; où la mort vaincue par elle-même perdit son aiguillon et sa victoire : Ubi esi, mon, Victoria tua ? Vbi est, mon, sti" muiiu ums ^ f

Pourquoi, de même que dans le rite iadn, et dans des termes à peu près identiques, le prêtre, parvenu au redoutable instant

» Rit. grée, p. 70. — » Lœ. éiU p 75.

* Deleot 9ioâ adversus nas erat «hirographum éeeréti, ipiod erat coatrarium Dobis, et îpsum tulit de medio, affigeos illud çriici : «t expolâaas priDcipalus et potestates traduxit confid^otar, palam triumphaos illos in semeUpso. Calots, u, i4f 15,

*ICor.vf^6b.

XX IMTROPUCTION.

du mystère, dit en changeant le pain et le vin au corps et au sang de Jésus-Christ : « Dans la nuit où il était livré, ou plutôt » où il se livrait lui-même pour la vie du monde, ayant pris le » pain dans ses mains saintes, sans tache et innocentes, lorsqu'il » eut rendu grâces, l'ayant béni, sanctifié, rompu, il le donna à » ses apôtres et disciples en disant : Recevez, mangez : ceci est » mon corps, qui pour vous est biisé en rémission des péchés ? » De même également, après qu'il eut soupe, il prit le calice » en disant : Buvez tous de ceci. C'est mon sang du Nouveau- » Testament, qui pour vous et pour tous est répandu en ré- » mission des péchés ^ ? »

Pourquoi, tandis que le prêtre et le diacre, faisant aux pieds de Tauguste sacrement les trois adorations correspondant aux sanctus éternels des cieux ; pourquoi le peuple fidèle uni dans le temple à la Jérusalem céleste par la médiation des ministres du sacrifice , répète dans son âme avec le chœur : « Nous » vous louons, nous vous bénissons, nous vous rendons grâces, » Seigneur, et nous vous prions, vous notre Dieu 2 ? »

Pourquoi, dans le saint tremblement qui le saisit en présence de rhostie redoutable aux méchants, miséricordieuse et propice aux bons, le prêtre dit : « Qu'elle devienne pour ceux qui » la reçoivent un gage de sobriété de Tâme , de rémission des » péchés, de communication du Saint-Esprit, de plénitude du » royaume des cieux, dé confiance en vous, non un crime et » une damnation 3? »

Pourquoi de nouveau cette mémoire des saints, ces prières pour les morts et cette préparation si conforme à la nôtre en ce qui concerne la perfection du sacrifice dans la sainte communion ?

Pourquoi cette déclaration de foi si précise au moment du partage des saintes espèces : « L'Agneau de Dieu est brisé et » divisé ; le Fils de Dieu est brîsé, mais non diminué : il est » toujours mangé, non consumé ; mais il sanctifie ceux qui y » participent 4 ? »

* RiU Grœe. p. 70.— > RiU Grase. p. 77.—» Lœ. ci*.—* Loe. eit, p. 80.

INTttODUCnOIf. XXI

Pourquoi ces paroles d*humi1ité, ce souvenir des visites faîtes personnellement aux pécheurs par Jésus-Christ notre mai* tre dans sa vie mortelle : «« Seigneur, je ne suis pas digne que » vous entriez sous le toit souillé de mon âme; mais comme » vous avez daigné reposer dans la grotte et la crèche des ani* « maux, et que, dans la maison de Simon le lépreux, vous avez » même reçu une pécheresse semblable à moi, qui s'approchait » de vous, daignez aussi entrer dans la crèche de mon âme sans » raison, dans mon corps souillé, lépreux et sans vie; et comme » vous n'avez pas eu horreur de la bouche impure d'une cour- » tisane baisant vos pieds sans tache, de même aussi. Seigneur » mon Dieu, n'ayez pas horreur de moi pécheur; mais, comme » bon et clément, daignez me rendre participant de votre très- » saint corps et de votre sang i ? »

Pourquoi cette belle prière sur le peuple : « Plénitude de la * loi et des prophètes, vous qui êtes le Christ notre Dieu, qui » avez pleinement accompli votre dispensation paternelle, rem- » plissez nos cœurs de joie et d'allégresse , à jamais, mainte- » nant, et toujours, et dans les siècles des siècles ^ ? »

Pourquoi enfin ces solennelles bénédictions où le prêtre dit : « Que le Seigneur Dieu vous conserve tous par sa grâce et son » humanité, à jamais, maintenant, et toujours, et dans les siè- » clés des siècles, » et auxquelles le peuple répond par ces mots : « Seigneur, conservez pour bien des années celui qui » nous bénit et nous sanctifie ^P » Après quoi, suivant l'expression si touchante de la liturgie de saint Jean Chrysostome, ils s en vont en paix apec Dieu,

A quoi bon, dis-je, demanderions-nous l'explication de toutes ces choses , nous qui, pour célébi'er le divin sacrifice , pri(*ns également Dieu de nous purifier les mains et le cœur, lui confessons nos fautes et notre indignité , nous réjouissons dans son amour de la grâce qu'il nous fait de nous admettre au pied de ses autels , annonçons au peuple les paroles de la loi

< Loe. tiU p. 82.— > RiU Grœc. p. 85.^* Loe. ai. p. 8«.

XStt INTRODUCTION,

sainte, offrons les obUtions de Melcbisédech, éloignons les profanes du sanctuaire^ prions pour les vivants et pour les morts, faisons, descendre dans nos indignes mains et dans notre poi« trine Tbostie adorable immolée sur le Calvaire pour nos crimes, distribuons au peuple ce pain sacré des anges, et appelons enfin sur nous et sur nos frères Tabondance de vos bénédictions, ô mon Dieu ! 6 Jésus 1 éternel prêtre et sacrifice de la loi de grice et d*amour ?

§ a. AccomplisHment des prophéties sur Hunilié de sacrifice,

Bépétons-le donc avçc le prophète : Oui, mon Dieu ! oui, votre nom est grand parmi les peuples de la terre; oui^ du couchant à l'aurore, du berceau du premier homme jusqu'aux îles les plus lointaines, les mains de vos prêtres élèvent vers vous Toblation sainte, pure, sans tache, immaculée, qui sera dans les siècles des siècles la rédemption du monde et le plus beau titre de votre gloire !

Elles sont venues toutes ees nations de l'univers, elles sont venues se réunir dans le temple de la véritable Jérusalem , suivant ces autres paroles de vos seiviteurs : Lève les yeux autour «i de toi et regarde : tous ceux-ci se sont réunis, et sont venus « à toi : tes fils viendront de la terre lointaine et tes filles surgi- » root à tes côtés.... On offrira les victimes sur mon autel de n propitiation, et je glorifierai la maison de ma majesté '. Quels » sont-ils ces hommes qui volent avec la rapidité des nuages ^ ?» — Seigneur, vous le dites vous-même, ce sont ces colombes d'innocence et de paix qui accourent à votre voix, et se pressent à la porte de votre arche sainte ; ce sont ces cœurs purifiés par l'amour, ces âmes éclairées par la foi, ces mains sanctifiées

* Leva in otrcnitu ocnlss tues, et vide : omues isti cengregati suot, veaeruot tihi : flJii lui de longé yenient, et filie tuae de latere surgent...., offerentur super plscabili altari meo et domum ma]estatls meae glorîfîcabo. Qui sunt isti, qui ut nubes folant? h, lz, â, 7 et 8.

> Ut nubes votant, et quasi eoUunbai ad tetstnii suaib l>Qc* nL

ii«TROx>ucTiaK. xxni

pour le sacrifice, ces langues consacrées aux louanges de voire nom. Ce sont ces Grecs, ces Arméniens, ces Éthiopiens, ce» Cophtes, ces enfants de la Chaldée ou de la Syrie, ces prêtres de toutes les régions qu'éclaire Taurore se ralliant à nous dans l'unité du même sacrifice, du même sacerdoce, du même cantique de louanges; se ralliant à nous, enfants de TOccident, afin que de notre côté nous les établissions en union parfaite avec toutes les autres tribus de Tunivers.

Et parmi ces langues qui vous louent, ô Seigneur ! nous ne connaissons plus ni Juif, ni Gentil, ni Grec, ni Barbare ^^ mais une immense famille de frères.

Pourquoi faut-il que dans le nombre de ces chrétiens, de ces prêtres que nous chérissons, plusieurs, tout en conservant avec nous le même sacrifice, aient dépouillé sur tant d'autres points ce beau caractère d'unité catholique possédé seulement par l'Église de Jésus-Christ» votre divin Fils? Pourquoi faut-il ^ Évêques de Russie^ nos frères , que nous ayons la douleur de I)lac^ vos noms sur cette liste funeste? Pourquoi faut-il qu'on vous ait aveuglés au point de vous empêcher de comprendre ({ue l'unité, nécessaire sur un point. Test aussi impérieusement sur tous les antres ? de comprendre que pour détruire l'harmo* nie du corps mystique de Jésus^Chiist, il n'est pas nécessaire d'en disperser violemment tous les membres, conune l'a entrepris l'hérésie moderne, mais qu'il suffit d'en arracher un seul, comme vous le faites ?

Votre union, du reste, en ce qui concerne l'ensemble des <logmes relatifs au divin sacrifice, est pour nous contre l'hérési^ une défense d'autant plus forte que vous vous éloignez [)lus malheurettsement de nous sur d'aulres poiots.

§ 3. Force de la preuve que les communions orientales séparées de nous fournissent à l'Église contre riiérésie,

Noos leur disons, et arree raison : Yoyet nofS frère» séparée

*Btoaett JudiWias<yieCiyi»Btt4>X?q<*tiiM^

XXTf INTRODUCTION.

de Rome par les anciens schismes. Nous leur avons laissé de rhéritage qui nous fut commun à tous pendant tant de siècles, précisément la portion que vous repoussez avec le plus de force, comme ne venant pas de Jésus-Christ. Si notre doctrine était falsifiée sur des points si importants, les orientaux suffisamment rapprochés encore des temps où vous admettez la pureté dans la tradition, se seraient évidemment servis d'une arme aussi infaillible pour nous combattre. Ils ne Tont pas fait cependant. Loin de là, ils ont conservé avec la même vénération et avec la même fermeté ces dogmes fondamentaux de notre foi.

§ 4. Traditions primitives sur la sainte Eucharistie,

Aussi pour ce qui concerne en particulier le grand mystère de nos autels, nous pouvons le dire avec un auteur profondément instruit dans la science liturgique de l'Orient: « Il est u certain, non-seulement d'après le témoignage des chrétiens, »» mais d'après les livres des gentils eux-mêmes^ que les cbré- » tiens avaient Tusage de s'assembler à jours fixes , et, comme ^ le dit Pline: Qu'ils chantaient des hymnes au Christ comme » à un Dieu; qu'ils se liaient par un serment, non pour com- » mettre des crimes, mais pour les éviter; qu'ils s'assemblaient » pour pi*endre un festin, mais un festin innocent. Dans ces u obscures paroles d^un homme aveuglé par la superstition, on » peut reconnaître un tableau des anciennes synaxis, mais un « tableau grossier obscurci par les calomnies. Le martyr saint » Justin les décrit avec des couleurs vraies, mais légèrement V et comme par une simple esquisse, et il n'existe peut-être » pas de témoignage plus ancien où l'on ait désigné la forme « très-simple du mystère eucharistique. Celui d'entre les frères » qui préside, dit-il, offre le pain et la coupe du vin et de » Teau^ les ayant reçus, il émet la louange de tous au Père, u au nom du Fils et du Saint-Esprit, et il accomplit longue- » ment l'action de grâces de ce que nous vivons été admis à le

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