‹ L'Église schismatique russe, d'après les relations récentes du prétendu saint-synode, tr. de lChapitre 99 sur 129 · l'Église schibuàtioiie aus&v · texte numérisé non relu

l'Église schibuàtioiie aus&v

Dans l'année 864, les Pères du concile de Senlis aceordèrent une sorte de privilège sacré aux esclave de propriété ecclésiastique. Ils défendirent de les échanger jamais contre ceuiL de propriété séculière ; disant que ce qui a été une fois consacré à Dieu» ne peut plus ébra eohployé à des usages profanes. Disposition qui eut ensuite force de loi dans presque toute TÉglise, et se trouve rapportée dans les plus anciens recueils de canons.

On peut se faire une idée des sentiments de ebarité que FÉgUse ayait pour les edclaves , du désir qu'Ole nourrissait de leur entier affrancbissement , en pensant que de tout temps elle leur ouvrit les portes du sanc* tuaire, tant pour le clergé séculier que pour la vie religieuse. Ils devaient toutefois préalablement obtenir leur affranchissement. Saint PauJ en avait donné le premier exemple dans son disciple Onésime fiait eastUte év^ue ie Bérée en Macédoine. Le saint pontife Grégoire-le-Graad» dans le concile de Rome de Tannée SQ7, formula sur cet oliijiet les dispositions les plus sages Jl fit plus; il s'adressa cbaleureusementi en termes des plus pressants^ aux possesseurs d'esclaves, les exhortant k s'intéresser à connattre les dispositions des plus capables, afin de les appeler au sacerdoce s'ils en étaient dignes. Le concile de Tolècto en 633 ( can» xO 9 ^t en 655 ( can. lxxiv) , adopta lai m^es dispositions^ en exprimant les mêmes désîr^. 4L Alérida en 656 ( can. xvm ) , les Pères du conQile otdigè* rent les curés des riches églises à appliquer uo des escte*

esclayes , que le pape sahil €régdii«-1Mli-aiid. Il «riitrfcait è cette WlMe oeuvre, dans les termes les plus touchants, non-seulement les ecclésiasliqiMi, WHk h» pwMMits éele«Ueoii4ilian. ^£/piKW li^. H ep^ âa.

L^éOUIfB BGBISVâTIQVB 198^ ISS

yes tu service de l*aatei^ en kii nsignàat lin bénéfice coitvenâUie.

Tels sont, en partie, les nobles et yéritableisent tfnnta efforts teittôs par TËgiise pour améliorer le s6rt des ts^ dates , et les conduire à rentier affranchissement qu'elle leor obtint en effet plus Udrd. Qui ne roit au premier ooup d'oeil l'action la plua grandiose et la plus sage dant cette manière d^agir en me semblable matière?

PiNir le faire oCMnpr^idre eomplétement, il fondrait rapporter en détail les eiiiortations qui, de la part des éféques, delà p«rt des Pères de l^Hse et des écrivaiûs eodésiastiqvea, ont été adressées dans le oours des diSé^ reÉts siècles aux princes, aux grands, aux p^vonnes de toute condition, pom* les engager i améliorer le sort dss escteves et leur rendre la libaié. Hais qui pourrait son* leUMtit eomptef les témoignages que ces Ames saintes et généreusei nous ont laissés de leur sollicitude à cet égiid ? H nous suffira de faire observer, pour lenrgloire, qiio dans tous les lienx et dans tous les temps, sans d» tinction de personnes, devant les rois et devant les prk»* cesy devant les grands et tes puissants de lia terre, ils ont défeiidn avee uns liberté apostoliquei les droite de ces ranthenreux* Avee d'efficaces paroles ito ont représenté auxABaUras le devoir sacré qae la loi divine leur imposait de respecter leurs «Klaves comme des firèreS en lè- SBS-Cfarist, rachetés comme eux au prix du sang d'nn Dieu* « Respecte, disait à Gbariémagne le vendable SmÉragd, abbé de Saint-Mrehel près de Verdun, l'ami et le conseiller de Tempereur ; « respecte et honore ton Dieu » dans ton ^selaii^ et dans tes ricbesses. R^de à la liberté

18t l'église SCHISMATIQUE RUS8E.

» celui-là, distribue celles-ci aux pauvres, et ne cesse » jamais d'obéic auxcommaudemenls de ton maître ^ » Le célèbre Jouas, évéque d'Orléans, ne mit pas avec moins d'efficace devant les yeux des grands de son temps , la vanité de leur puissance, les exhortant à mieux traiter leurs esclaves, à répandre plus de largesses dans le seia des pauvres. « De quel front, dit-il à l'un d'eux 2, peux-tu » bien t'enorgueillir en opprimant ton malheureux frère? « Je vous le demande à tous les deux, dans votre nudité, » non dans les habits qui vous recouvrent , comment » êtes-vous nés? L'un et l'autre vous êtes venus à la lu- *»mière de ce monde, au milieu des larmes, nus et rem- » plis de misères. Eh bien ! riche et puissant, recherche » dans ta mémoire le souvenir d'une telle origine ; et dis- » moi, qu'as-tu donc apporté au monde plus que cepau- » vre? Si tu rougis de le dire, écoute l'Apôtre : Nihilenim » intulimus in hune mundvm (1 Tim. vi, 7 )• Mais si tu » n'y as rien apporté , te restera-t-il au moins quelque cîioiô en le qii ittant? — Je ne voudrais pas, pour l'a- ^ mour que je porte à ta puissance et à tes richesses , ré- » pondre non plus à cette question. Mais écoute de nou- » veau l'Apôtre; il te le dit ouvertement : havd dubiwn » guod nec auferre quid possumm, — Pourquoi donc t'en- >>orgueiIlir si impudemment devant ton malhenreux » frère ? De la même manière que tu es né, sont nés » aussi tes serviteurs et ton esclave , eux et toi dans les » larmes. Pourquoi donc le pauvre ne doit-il pas avoir » comme toi sa nourriture , lui qui a , comme toi, droit

' Via regia , cap, 30 , apud d'Achéry Spicilegium , l. v, p, 52. s De imiitutione laieali II ^ 21. Loc ciu U 1" p. H9, i31«

» au paradis? Pourquoi donc ne recevra- t-il point de » toi un vieil habit pour couvrir sa nudité, puisque, « comme toi, le manteau de l'immortalité le revêtira un « jour ? Pourquoi le pauvre n 'est-il pas digne départager «» ton pain, lui que Dieu a jugé digne comme toi d'être » régénéré par le baptême ? Comment serait-il indigne de « manger les miettes qui tombent de ta table, lui qui par- V ticipe comme toi au festin des anges? Apprenez donc M et sachez , puissants et riches de la terre, que les pau- » vres et les esclaves sont vos égaux. Et pourquoi donc » après cela vous montrez-vous avec eux si du rs et si • cruels? Pourquoi ces transports de colère pour leurs » plus légers manquements? Pourquoi ces mauvais tral- » tements, et jusqu'à ces blessures ? N'ont-ils pas dans le ^ ciel le même Dieu que vous? Reconnaissez le enfin une » fois, et persuadez-vous-en : ceux que la misère accable » en ce monde, ceux que vous méprisez et avilissez et au- » dessus desquels vous vous croyez élevés , ceux-là sont » faits comme vous et sont vos égaux. »

Voilà ce qu'opéra l'Église de Jésus-Christ, pour racheter ses enfants delà honte de la servitude. Partout où les malheureux esclaves réclamaient secours et protection, elle leur apparut comme un ange, pour les conforter et les défendre. Église esclave de Russie, malheureuse servante de tous les despotismes, où donc as-tu jamais fait entendre de semblables paroles?

C'est surtout pour les chrétiens réduits en esclavage par te malheur des guerres, que l'Église sut trouver des trésors d'amour et de charité dans son cœur. Elle n'épargna rien pour briser leurs chaînes ; et de quels sentiments

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n'était-eile point alors toute remplie? Le Rédempteur éa inonde et sa croix vivifiante la guident dans oette œuvfe pleine de grandeur. « Dans nos frères esclaves, écrivait » saint Cyprien aux évèques d'Afrique ^i^p. lx), novs >» devons reconnaître lésus-Christ, et dans leur personne » nous devons le délivrer de ta servitude. Lui, par qui n nous avons été délivrés de la gueule de Satan, ild»* »> meure et habite en nous; nous devons donc dans Ms » malheureux frères, le délivrer des mains des barbares, » lui qui nous a rachetés par sa croix et par son sang» » Saint Âmbroise emploie les mêmes termes ( de Off. Vb. H, cap. 15, § 70) quand il dit que le zèle des évèqoes et des ecclésiastiques pour le rachat des esclaves chréttens était si grand, qu'ils y employèrent tous leurs biens ^ et qu'eisuite n'ayant plus d'autres ressources, ils y dacrifitotit également les vases d*or et d'argent consacrés an eidle du Seigneur.

Nous dirons plus encore : on vit des prêtres pCNissor ce zèle jusqu'à dérober de quoi employer à cette œuvre aicrée, lorsque tout ce qu'ils possédaient se trouvait épiii^. Dhis on concile de 456 {cm. xxxii), les évéqcies dlrfiMde furent même obligés de menacer de peines avères Ms eeelésiastîqiies arussi mal réglés dans leors bons déste

Qtfant à ta vente des vases sacrés appartenant tto crfte divin , l'Eglise la permettait toujours dans le cas d'ei^ trôme nécessité, pour en employer eiwoite le prodnJt a« radmt des esdaves. Les décrets des concfles 4e Lyon eb 582 («an. Il), de MoM en â85 (can* v), et de lUisiois en M5 (can. xxiï), rendent le témoignage ie pins éda* tmt de ce pîenx usage.

L'MGLIBB SCHIMàTIQIJE RUBSE. 187

A la tète de ce moavemeat apparaît encore ici Timposanté et noble image du pape saint Grégoire-le-Grand, dont les exhortations furent toujours pleines de force et de charité ^

Les décrets de ee grand Poniife sur cette matière passèrent en loi dans toute la chrétienté; ils furent insérés dans tous les recueils de jurisprudence ecclésiastique ou civile du moyen âge. Gratien les plaça dans ses Décrétâtes (g« xu, q. 2, cae. xiv), et Cbarlemagne dans le code de son empire (fiapii. Reyum frmic. lib. i, cap. 88).

Que si nous considérons maintenant le but et la nature des décrets rendus par l'Ëglise pour protéger les esclaves et leur procurer la liberté, en même temps qu'on mettait un frein à la violence des maîtres, nous verrons que l'esclavage ne pouvait pas tenir contre de pareilles attaques ; qu'il devait tomber infailliblement sous Tactien de l'Eglise qui le minait. Il a fait rapidement des pas vers ce terme^ à partir de la seconde moitié du X« siècle. 11 disparut presque entièrement au Xll« de tous les Etats chrétiens d'Italie, d'Espagne, de France, d'Allemagne, d'Angleterre, et même des royaumes de Scandinavie. A peine y laissa-t-ii çà et là quelques faibles vestiges. Le g^ire humain dut cette grande oeuvre de délivrance i Faction incessante de l'Eglise , à la vie nouvelle qu'elle fit pénétrer dans les peuples, à ce noble sentiment de dignité morale incompatible avec l'esclavage absutissiuit du paganisme ou des Eglises que le despotisme a readues impuissantes et avilies.

* Lit), m, ep. i6; iv, cp. 17; vi , ep. 35; vu, ep, 26, 58 et 3B;

Le dernier coup porté à l'esclavage en Europe le fut par les croisades , autre œuvre de l'Eglise.

Le temps est loin de nous où l*on se faisait honneur en dépréciant par le mépris ces gigantesques entreprises. Qui n'admirerait aujourd'hui la grandeur déployée par le pape Urbain II, lorsque, dans son concile de Clermoot, il donnait la première impulsion à ce mouvement lil)érateur de l'Occident ( année 1095 ) ? On doit à ces guerres religieuses TafTermissement de Tindépendance politique et de la liberté de l'Europe, ainsi que la prépondérance toujours croissante des peuples chrétiens sur l'islamisme. La valeur militaire des nations européennes y acquit une nouvelle vigueur dans des combats livrés au nom de Dieu ; la vaste idée d'alliance chrétienne et de fraternité générale amortit bien des haines et ménagea bien des rapprochements. L'esprit reçut en môme temps une nouvelle pâture, les sciences se développèrent et dilatèrent partout leurs rameaux. Le principe oppresseur de la féodalité s'y brisa, tandis que l'art de la guerre se perfectionnait et prenait une nouvelle direction. La marine prit un développement inconnu,et avec elle le commerce. Les peuples de l'Europe enfin entrèrent dès lors dans la voie de civilisation où chaque jour ils font de nouveaux progrès.

Les annales du genre humain ne connaissent pas d'oeuvre plus grandiose et plus sublime. Quelle cause fit donc songer à l'entreprendre ?

Certes , ce ne fut ni la soif de grandeur mondaine, ni le désir de domination, ni l'espérance des richesses, ni même le besoin d'abandonner une patrie ingrate pour

chercher un pays plus heureux. Tous ces avantages, les croisés les possédaient chez eux ; ils les eussent cherchés en vain dans les steppes de FArabie et dans les déserts de la Palestine. Animés de plus hautes pensées , ils déposèrent leur couronne et descendirent de leurs trônes ; ils renoncèrent aux splendeurs terrestres et à la puissance du monde ; ils abandonnèrent les riantes contrées de la patrie , et changèrent les douceurs de la vie domestique contre les dangers et les fatigues d'une guerre lointaine. Ils se précipitèrent vers la Terre-Sainte , pour conquérir, au prix de leur vie, le tombeau de celui qui , pour sauver le monde, voulut bien prodiguer tout son sang sur la croix. Quel grand et auguste spectacle !

Le temps était venu où FOccident catholique , plein de vigueur dans sa foi , devait tendre une main fraternelle à rOrient vieilli avant le temps, acca blé, anéanti sous le poids de l'oppression et du schisme. L'Occident venait lu 1 offrir une vie nouvelle, l'introduire dans le sanctuaire de la vraie Église et de la vraie civilisation. L'Orient y répondit par une ingratitude sanglante, par une trahison consommée, grâce à l'Église grecque schismatique, la mère et pendant longtemps la dominatrice de celle de Russie.

A la perfidie du schisme grec, à son aversion contre une Église dans le sein de laquelle il avait vécu pendant bien des siècles, l'Orient est redevable de l'état de barbarie et d'avilissement dans lequel il s'est toujours de plus en pi us plongé depuis cette époque. C'est ainsi que la grande œuvre de délivrance du saint Sépulcre ne put également s'obtenir d'une manière durable; que l'alliance

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entre l'Orient et FOecident ne put s'étaMir; que l'Orient n'a pu renaître à la yie qu'on lui offrait y en lui dcmant une part dans la culture et dans la civilisalien eoropéeii* nés. Aux haines schismatiques des Grecs, à leur alliaiee absurde autant que criminelle avec i'islamisnie, on doit cette rechute léthargique dans laquelle TOrient retomba bientôt. On doit encore à ces haines , que te crissant ait remplacé le signe auguste du salut sur le temi^e majestueux de Sainte-Sophie, sur ce temple qu'on saint lem Chrysoslome, un saint Grégoire de Nazianze avaient glorifié. — Et comme pour achever de punir cette Église délirante dans sa haine, Dieu ne permit pas qu'un de ses e». fants consommât pour la dernière fois le saint sacrifice dans les murs de la basilique Justinîenne. Un légat de la sainte Église romaine, Isidore, cardinal métropolite de Moscou, de Kiew et de Halicz y célébra les divins mystères, peu de temps auparavant qu^elIe ne devint Tobjet des profanations de Tislamisme.

L'église grecque emp<^.cha également la Russie de prendre part aux croisades. A elle aussi cet empire doit la honte d'avoir gémi pendant trois siècles sous le jougbeoteux des hordes de la Tartane. A elle il est redevdHeda retard de dix siècles apporté à sa civilisation. A elle aussi il lui faut rendre grâces pour l'oppression exercée par un Boris Godunow sur le noble peuple des Tarengues poor l'esclavage auquel il a été réduit même après Taffirancli^ sèment du joug desTartares. A elle enfin la Russie dmtde voir les descendants des Battys et des Usbek la retenir esclave dans leurs chaînes; de telle manière que, non-sea-

l'église SCIISMATIQUB RUSSC« t9i

lement elle a perdu le souvenir de sa liberté antique, mais même tout vestige de sa nationalité primitive '.

Si la Russie avait pris part aux croisades; si cédant aux instance du vicaire de Jésus-Cbrist, elle eût contribué à la grande entreprise de la délivrance de TOrient, elle se serait, à régal des autres nations européennes, avancée dans la civilisation. Ses institutions civiles et religieuses ne seraient pas ce qu'elles sont aujourd'hui, asservies sous le despotisme oriental d*un seul. Elle aurait, comme les autres, cette mesure de liberté plus ou moins développée qui se trouve aujourd'hui inscrite dans le code de toutes les autres oionarcbies.

Telle est la vraie, la fondamentale raison pourquoi la Russie, en s'isolani du mouvement européen, s'est privée pour si longtemps de tous ces bienfaits du Ciel; pourquoi, après huit siècles d'un sommeil léthargique, elle en est enccnre réduite à mendier aux autres peuples les germes impurs d'une civilisation détournée de ses voies; introduisant ainsi dans sosi sein, au lieu d'un principe de vie, une cause de m(»rl violente, dont les conséquences se déveloi^perontun jour, bientôt peut-être, de la manière la plus terrible.

Oui, tout le mal social de la Russie , la cause incessante de troubles et en même temps d'infériorité comparative qu'elle porte dans son sein, viennent de ce qu'elle est restée dans le faux, religieusement et politiquement, par son obstination à se tenir éloignée de l'Église catholique

1 Voir les curieux détails que doune le célèbre orientaliste M. de Hammer sur l*origine tartare des maisons princières de Russie, dans son excellent onyrage intitulé : Histoire de la horde d'Ore, — Vienne i836 , 2 vol. in-8«.

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romaine, guide et dominatrice invisible de la civilisation.

À ces paroles, nous n*en doutons pas, des sourires d'incrédulité viendront tout d*abord sur bien des lèvres. Mais nous pouvons faire voir que non-seulement des catholiques ou des prêtres envisagent la question sous ce point de vue, mais encore des hommes fort remarquables de profession et de communion religieuse bien diOeren- (es. Nous citerons nommément un homme à qui là Russie et TEurope protestante ne refuseront pas, sans doute, une profonde et saine critique ; un homme qu'on ne peut accuser de parler par esprit de parti, puisqu'il est protestant. Je veux parler du baron L.-T. deSpittler.

Il s'exprime ainsi dans son histoire des différents Étais de l'Europe ^ : » Ce fut vraiment un grand malheur pour » la Russie que la communion grecque, et non la ro- » maine, devînt son église nationale. Parce que les iusli- » tuts monastiques de l'Occident, plus utiles à la culture » des peuples que ceux de l'Orient, et même la primauté » du pontife romain, réunissant plusieurs nations en une » seule royauté spirituelle, étaient plus avantageux pour » la civilisation, étaient également plus conformes au ca* » ractère généra] des feuplesquQle faible système de la ¥ hiérarchie grecque,

» Le tort enduré par les peuples de cette dernière com* p munion, ne peut s'exprimer par des paroles; parce que » n'ayant pas introduit chez eux le droit romain, le droit » canonique établi au moyen âge dans la docte Italie, et

( T. IV, p 324, Stuitgart et Tubinge, 1823« BdU^on origioale altemande.

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