EST-IL INUTILE DE TRAITER LA QUESTION D'ÉGLISE
par eux que le principe volontaire se fait sa place dans le courant des idées contemporaines, qu'il conquiert l'attention des publicistes et des philosophes, qu'il s'impose à la pensée de quiconque pense, qu'il commence à occuper le législateur, et que l'autre jour, à la chambre des communes, il a provoqué d'enthousiastes applaudissements.
Ah! gardons-nous de diminuer l'Évangile. Gardons-nous d'appauvrir l'Évangile. L'Évangile sans l'Église n'est pas l'Evangile tel que Dieu l'a donné. Or, il ne nous faut pas moins que cet Evangile-là. Il le faut pour les croyants et aussi pour les incrédules, pour les chrétiens et aussi pour les mondains; il le faut, pour les âmes d'abord, ensuite pour la famille, pour la société, pour les libertés publiques, pour le progrès, pour la dignité; il le faut pour la vie présente et pour la vie à venir.
Au mois d*août 1849, un an après l'acte par lequel M. • ■ Gasparin et Fr. Monod établissaient en fait le principe de la profession individuelle et la séparation de l'Église et de l'État, le premier Synode des Églises de France, se réunissait à Paris.
Nous donnons ici la Constitution générale de ces Églises, votée à l'unanimité par les membres du Synode.