‹ L'église wisigothique au VIIe siècleChapitre 10 sur 141 · INTRODUCTION XIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XIX

édicté des lois qui s'imposaient à tous leurs sujets romains et wisigoths. Tel était en particulier le cas des décisions des conciles nationaux que les princes sanctionnaient toujours de leur autorité et introduisaient par le fait même dans le droit civil. Une décision de Chindaswinthe (642-653), renouvelée par Réceswinthe dès le début de son règne (653), alla beaucoup plus loin : elle abolit purement et simplement le bréviaire d'Alaric ; toutes les lois des Wisigoths devaient s'appliquer désormais aussi biens aux Hispano-Romains qu'aux descendants des envahisseurs.

Cette mesure avait été préparée par le rapprochement progressif du droit romain et des coutumes barbares qui résultait de la fusion toujours plus étroite des divers éléments de la population espagnole. De nombreux textes du bréviaire d'Alaric s'étaient glissés peu à peu dans les leges, et la collaboration du clergé à l'œuvre législative des souverains, collaboration que les princes sollicitaient parfois en termes très pressants (tels Réceswinthe, Ervige, Egica dans les conciles), avait de plus en plus imprégné de « romanite ]^ le vieux code wisigothique.

Les lois des Wisigoths, appelées aussi foram jadicam, survécurent à la conquête arabe. Tra-

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