‹ L'église wisigothique au VIIe siècleChapitre 9 sur 141 · XVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVIII INTRODUCTION

Son œuvre qui reçut bientôt le nom de « bréviaire d'Alaric d eut une fortune extraordinaire tant en Gaule qu'enEspagne jusqu'au xii^ siècle, et avant la diffusion du code Justinien en France elle fut le droit écrit de toute la moitié méridionale de notre pays, si bien que presque tous les manuscrits du bréviaire sont d'origine française ^ Les conciles espagnols et gaulois la citent assez souvent*.

Les lois des Wisigoths qui s'appliquaient aux conquérants barbares ne furent pas, comme le bréviaire d'Alaric, l'œuvre d'un seul règne. Dès la fin du v^ siècle, Euric (466 485) avait fait codifier les antiques coutumes de son peuple. Ce code fut complété par presque tous ses successeurs jusqu'à Egica (687-700) sous le règne duquel on le revisa pour la dernière fois.

Quand il fut terminé il se trouva être la seule législation des divers peuples de l'Espagne. Dès le règne de Récarède, les rois de Tolède avaient

1. Ce fait s'explique tout naturellement si l'on songe que le bréviaire fut composé en Gaule où Alaric régna à Toulouse sur l'Aquitaine jusqu'en 607. A cette dernière date, il fut, à la suite de la bataille de Veuille, rejeté par Clovis dans la péninsule ibérique, ne gardant en Gaule que la Septimanie ou Narbonnaise.

2. Le « concile d'Agde, dès Tannée 5o0, interprète le Bréviaire « pas à pas et en se servant des mêmes expressions. » (Malnory, saint CJsaire d'Arles, in-S", Paris, 189^, p. 7^.)

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