Xlle concile de Tolède tenu en G8i, c. 6, p
2. Tolède, XII, c. G : « Qiialller cjus auctorltale vel disciplina (( instructus condignc suscepta^ sedis gubcrnacula Icneat. » (P. 827.) — Mérida, c. 5 : « Placiium faciant in nomine « cpiscopi sui metropolitani ut caste, rectc et sobrio vivant. » (Bruns, t, II, p. 80.)
3. Ibid. : (.(. Placitum in nomine suorum provincialium episco- « porum faciat ut caste, sobrie, rectcque vivat. »
/j. Tolède, XIII, 8 : « Sive pro festivitatibus suramis, Pascha <( scilicct, Pentocostc et Xativilatc Dominicelebrandis. » (P. 342.)
urgentes, les consécrations épiscopales, les affaires que le prince ordonnait de traiter S la date de Pâques à fixer ^. On n'admettait pas facilement d'excuses ^ ; seuls la maladie ou un temps abominable * pouvaient expliquer légitimement une absence. Encore fallait-il dans ces deux cas, suivant les provinces, ou bien produire des témoins du fait allégué 5, ou envoyer une lettre authentiquement signée *^. L'excommunication sanctionnait ces prescriptions '',
Mérida, c. 6, ne parle que de Pâques et de Noël. (Bruns, t. II,
1. Tolède, XIII, 8 : « Sive pro causarum negolîis seu pro « ponlificibus consecrandls vel pro quibuslibet ordinationibus (( principis. »
2. III, Saragosse, c. 2, Bruns, t. II, p. io3. Il s'agit bien ici d'une convocation à la métropole. Les évèques doivent se déplacer, il est question d'un retour annuel, <( annua recursione », la longueur du chemin n'est pas une excuse suflîsante : a Nullam sibi (( occasionem objicientes aut longinquitate itineris praecaventes. »
3. Mérida, 6 : « Yeniendi nullam faciat excusationem. » (Bruns, II, 87.) III, Saragosse : a Nullam sibi occasionem objicientes. » (C. 2, Bruns, II, p. io3.)
/j. Tolède, XIII, 8 : « Excepta inevitabili necessitale infir- « mitatis... aut fluminum aut aerum procellosa immensitas. » (P. 342.)
Mérida, c. 6 : « Quod si contigerit eum ab .rgritudine esse « detentum vel per nimiam intemperantiam aerum non habere « qualiter ad prœsentiam ejus possit venire. » (Bruns, II, 37.)
5. Tolède, XIII, 8 : « Infirmitatis quae testibus possit compro- « bari idoneis. » Pour le mauvais temps : « Qviod tamen et hoc « ipsum convinci idoneis testibus oportebit, » (P. 3/^2.)
6. Mérida, c, 6 : « Epistolam manu sua subscriptam dirigere <( deberit, in qua hujus rei causa verissime notescat. » (Bruns, II, 87.)
7. Tolède, XIII, 8 : « Gontemptorum se noverit excommuni- « calione mulctari. » — Mérida, 6 : « Quod si sanus qui « admonitionem acceperit fuerit et venire distulerit, absque (( excommunicatione dimittendus non eril. »
DISCIPLINE WUIGOTHIQUE 9
l3o LA DISCIPLINE DE l'ÉGLISE AMSIGOTHIQUE
Une convocation également obligatoire atteignait l'évêque accusé auprès de son métropolitain. Un exemple de ces accusations nous est donné par le i^"" canon du IX^ concile de Tolède (655), où il est question du recours ainsi offert aux parents d'un fondateur contre les dilapidations d'un évêque ^ . Souvent, dans un tel cas, le chef de la province se contentait d'une simple monition dont il attendait l'effet, mais le coupable obstiné pouvait être excommunié. La même peine le menaçait s'il refusait de comparaître en personne ou d'envoyer des répondants. Quand il y avait un véritable jugement, tous les évêques comprovinciaux devaient sans doute se réunir : on exigeait leur présence pour la déposition d'un prêtre ou d'un diacre - ; à plus forte raison était-elle nécessaire pour la mise en accusation d'un de leurs collègues ^. Il est toutefois à remarquer que notre texte ne parle que du jugement du premier siège * ; peut-être quand l'affaire n'était pas d'une extrême gravité, le métropolitain pouvait-il la juger sans recourir aux autres évêques. Même si une sanction conciliaire intervenait, ce dernier était parfois spécialement chargé de son exécution ; c'est ainsi qu'il surveillait le prélat soumis