Le nom latin est Pampeluna
3. Le nom latin est Tariasso. Le copiste semble ajouter purement et simplement des terminaisons latines aux mots espagnols, au moins en certains cas. Parfois même il oublie la terminaison : par exemple : Urgeio.
l36 LA DISCIPLi:VE DE l'ÉGLISE WISIGOTHIQUE
Province de Bé tique.
Métropole : Spalis (Hispalis-Séville).
Sièges siiffragants : Italica (Talca, près Séville. Un évêque en 6o3) ; Italis ; Astigis (Eicija) ; Corduba ; Egabra (Cabro possède encore un évèque en 862) ; Tucci (Martos, révêché subsista sous la domination arabe) ; Eliberris vel Eliberis (Grenade) ; Assidona (Médina Sidonia, puis Xérès) ; Malaga. 8 sièges.
Province de Lusitanie.
Métropole : Emerita (Merida).
Sièges suffragants : Olisbona (Lisbonne) ; Oxonoba ; Egitania (Guarda) ; Callabria ; Yiseo (Yiseu) ; Lamego ; Cauria ; Salmantica ; Abila (Avila) ; Elbora (Evora). 10 sièges.
Province de Galice (Gallœcia).
Métropole : Braga (Bracara).
Sièges suffragants : Dumium ; Festobole vel Portucale (O'Porto) ; Tude (ïuy) ; Auria ; Luco (Lucus Augusti, aujourd'hui Lugo) ; Astorica (Astorga) ; Iria vel Uria ; Ovetum (Oviédo) ; Britonia (Mondonedo réuni à Dumium en 84 1). 9 sièges.
Je trouve encore dans Gams comme remontant à notre époque (et même au delà pour certains) les évèchés suivants : Basli (réuni plus tard à Guadix-Acci), Castulo, Complutum (Alcala de Honores), Cucnza
(Concha), Elocorca (Lorca) dans la Carthaginoise ; Elepla dans la Bétique ; Magnetum et Gonimbria (Coimbre) dans la Lusitanie ^.
En ajoutant ces 8 sièges aux 70 (dont 6 métropoles) du document de Loisa, nous obtenons le chiffre de 83 évêchés répartis en 6 provinces. Actuellement, sur le même territoire, se trouvent 78 diocèses dépendant de i5 métropoles ^ (56 évéchés et 9 provinces en Espagne ; 11 évêchés et 3 provinces en Portugal ; 6 évêchés ^ et 3 provinces en France, chacune de ces 3 provinces (Albi, Avignon, Toulouse,) débordant de beaucoup l'antique Narbonnaise, mais les 6 évêchés étant compris dans le territoire occupé jadis par les W isigoths. De cette comparaison, il résulte donc que les anciens métropolitains de la péninsule ibérique avaient sous leur dépendance à peu près deux fois plus d'évêques que leurs actuels successeurs qui sont deux fois plus nombreux pour un nombre approximativement égal de diocèses. La différence d'autorité et d'inffuence est encore bien plus sensible.
D'après la discipline ancienne, les métropolitains étaient égaux entre eux et nous aA^ons déjà constaté, en étudiant les prérogatives de l'archevêque de Tolède, que la division en provinces fut longtemps en Espagne le degré le plus élevé de l'organisation ecclésias-
1. Cf. Gams. Séries episcoponim, Ralisbonne, 1873, et Supplément, 1886.