‹ L'église wisigothique au VIIe siècleChapitre 130 sur 141 · Mérida, c. i · texte numérisé non relu

Mérida, c. i

5. Tolède, IV, c. 33 : « Oblationes, Iributa, fruges. » Sur la tertia, cf. Tolède, I\, c. 6 ; \M, c. 6 ; Mérida, c. iG.

GOUVER?îEME>T DE LA CITE : l'ÉvÊQUE 187

d*où elle vient ou pour toute autre *, le XVP (BgS) lui impose l'obligation de relever les basiliques de leurs ruines quand il exige cette redevance de leurs desservants 2, et le concile de Mérida (666) spécifie que la totalité de la taxe doit servir aux réparations des édifices du culte ^.

Alors même qu'il ne disposait que d'une partie des revenus, l'évêque surveillait l'emploi de l'ensemble. Il en était Tadministrateur, à l'exclusion des fondateurs eux-mêmes *. On interdisait aux clercs d'en aliéner quoi que ce fût sans son consentement ^. Quand un prêtre ou un diacre mourait, ses héritiers ne devaient pas toucher à ses biens, avant que Tévêque eût pris connaissance de l'héritage ^.

Cette gestion des richesses de tout un diocèse pouvait être, et était de fait, une tentation pour des prélats peu scrupuleux, comme devaient fatalement en amener dans les rangs de l'épiscopat l'irrégularité des élections et l'ingérence séculière. Aussi voyons-nous les conciles se plaindre à maintes reprises de leurs exactions : ils accablent de corvées et de prestations le clergé paroissial '^, leur cupidité est cause de la ruine des basiliques que la piété des fidèles a fondées ^ ; ils

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