Tolède, IV, c. 33, p. a
l88 LA DISCIPLINE DE LÉGLISE WISIGOTHIQUE
réduisent les paroisses à l'inanition S de telle sorte que la déchéance de ces dernières donne plus de tristesse aux fondateurs que leur érection ne leur a causé de joie - ; leurs favoris placés à la tête de ces églises ne cherchent que leur profit ^ ; enfin les abus dépassent toute mesure *. A ces excès on oppose le principe général de l'inaliénabilité et une limitation stricte des droits épiscopaux. A peu près tous les textes relatifs à la ter lia ont pour but d'interdire des redevances plus élevées ou d'autres taxes. L'impôt royal ne pouvait être payé par l'évéque avec les revenus des paroisses, pas plus que leurs biens-fonds (prœdia) ne devaient servir à rétribuer n'importe qui^. Quand un prélat fondait un monastère, il ne pouvait pas lui donner plus du cinquantième des revenus diocésains. Quand il dotait une église séculière ou la choisissait pour le lieu de sa sépulture, il ne pouvait pas lui assigner plus du centième de ces mêmes revenus ^. D'ailleurs il lui fallait pour la fondation d'un couvent le consentement de son concile provinciaP. Les affranchissements étaient pour une église une cause d'appauvrissement ; l'évêquc dans ce cas lui devait une compensation ^. Le désintéressement inconsidéré suscitait la défiance aussi bien que la cupidité.