Ibid., p
S'il correspond avec saint Léandre, c'est que ce dernier est son ami, et ce faisant, répond simplement à une demande d'éclaircissements sur la triple mersion baptismale ^. S'il lui envoie le pallium "^^ c'est, dit-il, qu'il le doit à une antique coutume, au caractère du roi et à cet homme u excellent et d'une si haute autorité )) qu'est révoque de Séville ^.
Cette concession du pallium, remarquons-le, n'implique pas par elle-même la création à Séville d'un vicariat apostolique analogue à ceux d'Arles ou de Thessalonique. En tout cas nos documents n'ont pas conservé la moindre trace d'une telle création.
Si Malaga avait appartenu au début du vu*" siècle aux Wisigoths, la correspondance de saint Grégoire nous fournirait la preuve d'une intervention du saint Pontife dans les affaires religieuses du royaume de Tolède beaucoup plus significative que les précédentes. En effet, cette correspondance contient plusieurs lettres d'une documentation juridique très précise et très abondante où Jean, défenseur de l'Eglise romaine, est chargé de reviser le procès de Januarius, évêque de Malaga, déposé par ses collègues. Mais les meilleures autorités sont en faveur de l'appartenance du siège de Januarius aux Byzantins. Gams et H. Gelzer sont très formels sur ce point. Gelzer, en particulier,