I. Jaffé, Recjcsla, no iiii, i368, iSôg
3. Monumenta Germaniœ, Greg. registr,, t. II, lettre à Léandre, p. 320 ; lettre à Récarède, p. 326,
3. (( Quod et antiqua3 consuetudini et vestris moribus et ejus « bonitati atquc gravilati debemus. )) (L, c, p. 336.)
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l8 LA DISCIPLINE DE l'ÉGLISE ^YISIGOTIIIQLE
fait les remarques suivantes : le défenseur Jean doit en passant visiter l'île de Majorque qui, de l'aveu unanime, était alors dans la mouvance de Constantinople. Dans cette affaire il est question d'un certain Comitiolus qualifié de gloriosus. Or, dans les lettres de saint Grégoire, les magistri miliium et les duces byzantins portent le titre de gloria vestra. Le modèle de sentence remis à Jean débute ainsi : In nomine Domini Imperatore Illo. L'évêque de Malaga est absent du concile de Tolède de 689 et du concile de Séville tenu sous saint Léandre ^. Force nous est donc de ne pas tenir compte des documents du Registriim relatifs à Januarius, quel que soit d'ailleurs leur intérêt au point de vue de l'histoire de la procédure canonique.
Dans le courant du vu'' siècle, les successeurs de saint Grégoire ne s'occupèrent des choses d'Espagne qu'à trois ou quatre reprises. Il faut d'abord éliminer une prétendue lettre de Deusdedit (61 5-6 18) à Gordien, évoque de Séville 2, d'après laquelle il faudrait séparer les parents quand l'un d'eux aurait relevé luimême son enfant des fonts baptismaux. Nous lisons, en effet, dans Migne que ce document n'est pas authentique, parce que : 1° l'évêque de Séville était alors saint
1. Gams, Die Kirrhengeschichte von Spanien, Zweiter Band, Zweite Abtheilung (1874), Drilles Kapitel, S 2 ; Die Bischofe Januarius von Malaga une! Slcphanus im Gebiete der Griechen (p. 34-35). — H, Gelzer, p. xxix-xxxvi de son édition de Georges de Chypre, dcscriptio orbis romanis, Teubner, 1890. — F. Schrader, Atlas de gthgraphie historique, Paris, Hachette, 1896, Carte 16, carton II, l'Eglise au temps de saint Grégoire.