‹ L'église wisigothique au VIIe siècleChapitre 58 sur 141 · Dahn, p · texte numérisé non relu

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3. « Si fidei causa est, aut quaelibet alia Ecclesise communia « generalis totius Hispaniae et Gallise synodus convocetur, si vero « nec de fide nec de communi Ecclesiae utilitate tractabitur, spe- « ciale erit concilium unius cujusque provinciae. » (P. 222.)

56 LA DISCIPLINE DE l' ÉGLISE WISIGOTHIQUE

dans un espace de 20 ans, de 633 à 653, on en compte cinq, soit en moyenne une tous les 4 ans ; nouvelle interruption de 653 à 681, puis en 20 ans, de 681 à 701, six et peut-être même sept autres conciles nationaux, ce qui est une moyenne approximative d'un concile tous les trois ans. La multiplicité des réunions de l'épiscopat espagnol à certaines époques tient peut-être moins au souci de la discipline, qui à d'autres périodes avait au moins autant besoin de réformes, qu'à la nécessité où se trouvaient des rois souvent usurpateurs de faire légitimer par des assemblées devenues les assises de la nation elle-même un avènement difficile, ou bien — et cela surtout à la fin du vii^ siècle et au commencement du viii® — d'appuyer leur autorité de plus en plus affaiblie sur une institution plus stable que leur pouvoir. Quant à l'opinion du clergé sur la fréquence à donner aux conciles nationaux, elle ne nous est connue que par une ou deux allusions. On estimait, en particulier, qu'un concile national annuel aurait retenu les évêques trop souvent et trop longtemps éloignés de leurs diocèses *.

C'est ce que firent remarquer les évêques espagnols en 684» lors de la réception du IIP concile de Gonstantinople 2.

L'époque de l'année où l'assemblée devait avoir lieu n'était pas plus déterminée que l'année elle-même. Les dates sont très variables : novembre, décembre, janvier, mai. On se réunissait dans une église, soit la

I. <( Quando e vicino ex generali concilio nos absolutos jam « esse constabat. » (Tolède, XIV, c. 3, p. 35o.)

a. Chapitre u, I : conciles œcuméniques, p. 36 et s.

LE GOUVERÎSEMENT NATIONAL 67

basilique des saints apôtres Pierre et Paul, dite basilique prétorienne *, sans doute parce qu'elle faisait partie du palais royal, soit celle de la Bienheureuse Vierge Marie, soit celle de sainte Léocadie, cette dernière située dans un faubourg de Tolède -.

Le nombre des évêques présents au concile est assez variable : de 22 (plus 2 représentants au V® concile en 636) à 62 (IIP et IV^ conciles en 689 et 633) en se rapprochant d'ailleurs d'une façon générale plutôt de ce dernier chiffre que du premier. Les absents envoyaient souvent des mandataires ; c'est ainsi qu'au XIIP concile il y eut 27 mandataires et 48 évêques présents. On comptait à peu près 80 évêchés dans l'Espagne wisigothique 3. On ne prévoit pas contre les absents qui ne sont pas excusés légitimement les mêmes peines qui sont portées à propos des conciles provinciaux ^ ; peut-être pensait-on que ces mesures s'appliquaient a fortiori au cas des assemblées nationales, sans qu'il fût besoin de les mentionner, ou bien estimait-on que la convocation royale avait par elle-même assez d'autorité et qu'il n'était pas nécessaire de l'appuyer de sanctions ecclésiastiques spéciales.

A qui donnait-on la présidence ? Il n'y a pas sur ce sujet de loi générale. Le IV^ concile (633) fut présidé

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