I. Espagne chrétienne^ p
3. Cf. plus haut, chapitre 11, I : conciles œcuméniques, p. 36.
3. « Pcrmotus fueram causa concilii. Sed quamvis jussio prince cipis in itinere positum remearemcadmonuisset, cgotamcn, quia « propinquior eram prarscntiae ipsius quam regressionis, malui <( potius rursum itineris non intercludere. )) (Ep. i3, no 10.)
Saint Isidore va de Séville à Tolède, il ne se rend donc pas à un simple concile de sa province, puisqu'il franchit les limites de cette dernière.
conciles n'était pas une innovation, et c'est de l'empire que les royaumes barbares en avaient hérité la tradition : (( L'empereur, à la vérité, dit Mgr Duchesne (( parlant du temps de Théodose, ne détermine pas lui- (( même les formules de foi ; c'est l'afifaire des évêques. « S'il éprouve le besoin de faire préciser sur quelque u point le langage théologique,c'està eux qu'il s'adresse. (( Qu'ils soient réunis en conciles plus ou moins œcu- (( méniques, à un ou deux compartiments ou qu'ils « s'assemblent sur convocations individuelles expédiées (( au choix, c'est toujours à lui que l'assemblée doit sa (( formation, de lui qu'elle attend son programme, sa (( direction générale et surtout la sanction de ses {( arrêts ^ . » Quand les barbares prirent la succession de l'empire, les rois suèves et francs, aussi bien que les Wisigoths héritèrent donc tout naturellement du droit de convoquer les conciles 2.
Il n'y avait rien de déterminé sur la fréquence des conciles nationaux. Tandis que le canon 3^ du IV* concile de Tolède (633) décrète que les conciles provinciaux doivent avoir lieu tous les ans, il se contente de décider qu'on célébrera à la place un synode général si les intérêts de la foi ou toute autre cause concernant l'ensemble de l'Eglise d'Espagne l'exigent ^. De 589 à 633, il n'y eut pas de réunion plénière, puis
1. L. Duchesne, Histoire ancienne de VErjUse, t. IT, p. 661,. Paris, 1907.