‹ L'église wisigothique au VIIe siècleChapitre 69 sur 141 · Tolède, VII, c. I, p · texte numérisé non relu

Tolède, VII, c. I, p

6, Tolède, V, c. 8, p. 248 ; Tolède, VI, c. 12 et i4, p. 256 ; VIII, c. I, p. 272 et s. ; XII, c. 3 et 7, p. 323 et 327 (en 636, 638, 653, 681).

78 LA DISCIPLINE DE l'ÉGLISE WISIGOTHIQUE

leurs toutes les peines prévues avaient été appliquées sans exception, l'Espagne aurait été ruinée et dépeuplée, c'est ce qu'avoue le tomus d'Ervige au XIP concile : « Le décret trop sévère de notre prédé- « cesseur, y est-il dit, a soumis à l'infamie perpétuelle « presque la moitié de la population*. »

Les conciles ne s'occupaient pas seulement du roi, mais encore de son entourage. Sous un régime aussi instable que celui des Wisigoths, la famille et les fidèles du prince défunt ou détrôné avaient besoin d'une protection spéciale contre les représailles de l'opposition victorieuse. D'où une série de canons sur le respect dû à la personne et aux biens de la veuve -, des descendants et des courtisans des anciens souverains ^. On reconnaît d'ailleurs que la famille royale peut avoir certains comptes à rendre *.

C'est d'ailleurs à plusieurs reprises que tout en protégeant le roi et les siens les conciles rappellent au prince ses devoirs. Le IV*" concile de Tolède cite un texte de saint Augustin sur le véritable bonheur des princes qui réside dans la justice et la bonté. Ce texte également allégué par saint Isidore deviendra classique au moyen âge ; il se retrouve dans les capitulaires, chez Jonas, Hincmar, Abbon, etc. ^. Les Pères

1. « Cujus severitalis instilutio... diniidiara ferc partcm populi « ignobilitati pcrpeluic subjugavit. » (P. 3 19.)

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