Tolède, XV, c. I et
5. IV«-' concile de Tolède, in fine, p. 2/14 ; saint Isidore, dans
de Tolède insistent particulièrement sur l'équité dans les jugements, conseillant au prince de s'entourer de conseillers intègres ^, et sur la modération dans les taxations, protestant contre les exactions, sanctionnant ou obtenant des remises d'impôts -.
La noblesse a aussi sa part des sollicitudes du concile national qui rappelle le respect dû aux grands officiers du palais ^ et exige du prince lui-même des garanties pour le cas où ils seraient accusés ^. Ce souci des intérêts des grands n'empêchait pas d'ailleurs l'assemblée d'intervenir à l'occasion contre un haut fonctionnaire sur la demande du roi. C'est ainsi que le XVP concile de Tolède destitua un certain Theudemunde qui ne s'était pas acquitté de ses fonctions financières au gré du souverain ^.
Le rôle civil des conciles nationaux ne se bornait pas à ces interventions politiques. Ils constituaient encore un tribunal très fréquenté où l'on apportait en première instance ou en appel les causes les plus diverses. La foule des plaideurs ecclésiastiques et laïcs assiégeant les portes de l'église où les évêques étaient réunis et l'archidiacre avait peine à les introduire chacun à son tour ^, Malgré ce filtrage des plaideurs,
Migne, P. L., t. LXXXIII, c. 718 à 726 ; saint Augustin : Cité de Dieu, l. V, c. xxiv, Migne, P. />., t. XLI, c. 170-171.