‹ L'égoi͏̈steChapitre 129 sur 160 · EN · texte numérisé non relu

EN

2 4 : nr - UE - \ 6 ; Ro | | PAR ‘ A à Le re !

He:

d 1 FÈ #13 n Or :

FEX EN 4 DE, + « à à LS ‘1 ‘à ” Er - « À é dit . . € 4 7 1 © Lan Àñ LA fa *, AB " rh : Ë 2:

LR GERS Re LS ET ER Fe r Ve et ue rer ‘ PTT RAD

Ce de

MTS 7- OP 07 <ep-e

re TPS NME EST EN hr be be de cu 2 Demo re : ; : 7 tie = EELELELELELELELELELELZLELELELE ES rh Sa - = pa 300 ÉGOÏSTE EL E G OIS T E

raccrochait à cet espoir pour frapper d’un coup mortel son ami Horace.

… Elle consent à écouter, parce que vous avez pris de telles dispositions que si elle refusait, elle agirait comme une véritable sauvage.

= Vous pensez que nous n’obtiendrons pas de résultat ?

— Aucun résultat.

— I] suffira qu'elle écoute.

— Vous serez bien obligé de vous en contenter.

— Nous verrons.

— Tout pour conquérir la paix, déclara-t-elle. Et je ne dis pas qu’un gentleman capable de parler n'ait pas quelques chances. Elle voudrait vous faire plaisir.

Ce brave Vernon ne sait pas parler aux femmes, Île pauvre garçon |! Vous voulez que nous soyons l'araignée ou la mouche, et si un homme ne peut pas tisser sa toile, tout ce qu’il peut espérer, c’est de ne pas se laïsser emprisonner dans une autre toile. De plus, elle connaît l'histoire de Vernon, et cette histoire lui fera du tort. Quelle attitude prenait-elle lorsque vous les avez quittés ?

=— Pas aussi brillante : quelque porcelaine qui auraït besoin d’être époussetée. Elle paraissait un peu gauche, jen ai été frappée. Elle ressemblait à une petite fille de la campagne, aux allures provinciales, plutôt qu'à la jeune fille parfaitement bien élevée qu’elle est cependant. Je ne soupconnais pas qu'elle fût sensible. Vous devriez vous rappeler, Sir Willoughby, qu’elle s’est conformée à vos désirs, en faisant de son mieux. Vraiment, nous pouvons admettre, je crois, qu’elle a un peu réparé sa faute ; si elle mérite quelque blâme, elle se repent, et vous n insisterez pas irop.

— J'insiste cependant.

— Vous êtes généreux, mais tyrannique |

— Bon, bon. » Cette image de lui-même ne déplaisait pas à Willoughby.

Ils aperçurent le docteur Middleton qui errait sur la pelouse. Willoughby le rejoignit, afin de le diriger sur une fausse piste. Mrs Mountstuart entra vivement dans le salon.

Ve ee — . L È Lis da ag ni — TE RE Te he Te, DS Æ ZE - ee ne La K L ee > 2 Le D ae er nm me hate le ri mm am ms

D SNS

tee De PTT

tr

vf RP le tte

A senti)

Puis Willoughby quitta le Révérend docteur et s'attarda près du bosquet dans lequel il supposait que ses deux dupes avaient échangé leurs balbutiements. Et si, pourtant, ils avaient trouvé une parole d'harmonie ? Il accepterait cela encore, il pourrait tout de même lJ’accepter. Il contourna les arbustes, mais voilà que les deux personnes en cause avaient disparu. Le treillis des branches n'encadrait que du vide. Il pensa qu'ils s'étaient rapidement aperçus de leur impuissance à jouer les tourterelles. Claire devait être encore toute bouleversée par cette scène, et, pour ne pas perdre une minute, Willoughby courut au salon, Il espérait fondre sur Claire, la : garder pour [ui seul, et enfin, instamment, passionnément, lui offrir la seule alternative possible après la demande qu’elle venait de repousser. Pourquoi n’avait-il pas plus tôt joué de la passion au lieu de se trainer comme un infirme entre la violence et la diplomatie ? Il savait se montrer passionné. Quand son imagination lui représentait qu'aucune blessure, aucun péril ne menaçaient plus d’atteindre les sentiments qu'il éprouvait pour lui-même, cette même imagination devenait assez puissante pour lui inspirer une héroïque confiance. Il évoqua l’image de Claire reconnaissante, de Claire doucement émue, et il pensa que Claire devait être prête à céder. Fort de cet espoir, il se précipita dans le salon.

Dès le premier pas, il fut averti que le monde de tenait dans ses griffes. C’est une phrase toute faite qu un homme devient lui-même sous l’épreuve de certaines circonstances. Il ne sert à rien d'appliquer cette phrase à Sir Willoughby. Il devenait trois fois lui-même quand un danger le menaçait, son véritable moi l’inspirait. D'un seul regard, il lisait dans cet œil de Polyphème, où se reflètent les sentiments de tout un groupe de personnes. Les visages de Lady Busshe, Lady Culmer, Mrs Mounistuart, Mr Dale, exprimaient des sentiments à la fois différents et ble bles, et Willoughby croyait voir devant lui un seul œil géant dont il déchiffrait avec certitude et terreur le regard. Il comprit tout de suite que le secret diabolique était connu de tous et partout. Il accusa le destin. Le monde le tenait

ire on D SC CF re 7} =

4 ® \ ‘ » FEt EL

JUZ L EGOÏSTE

dans ses griffes, dans ses serres. Cette fois il pensa que Letitia avait dû de trahir. Il s’inclina devant Lady Busshe et Lady Culmer, il serra galamment le bout de leurs doigts et répondit à leurs petits signes et à leurs hochements de tête, mais en même temps, il préparait ses moyens de défense, avant d'aborder le père de Letitia. Il ne voulait pas rester seul avec lui, «et il cherchait à tirer profit de la présence de Mr Dale.

Je suis content de vous voir, Mr Dale. Asseyez-vous, je vous en prie. Est-ce votre naiure qui veut affirmer sa force ? Ou l’heureux résultat des soins médicaux ? L'un ou l’autre, mais pas l’un et l’autre, je pense. Vous nous avez ramené votre fille ? »

Mr Dale ne put résister à la main qui le poussait ; ïl se laissa tomber sur une chaise.

« Non, Sir Willoughby, non. Je ne l'ai pas ramenée. Je ne l’ai pas vue depuis qu’elle est revenue ce matin de Patterne.

= Vraiment ? Serait-elle soufirante ?

… Je n’en sais rien. Elle s’enferme dans sa chambre.

— Elle a fermé sa porte à clé », insista Lady Busshe.

Willoughby répondit par un rapide sourire, qui le rapprocha de Lady Busshe.

Il s’assurait ainsi un avantage dans sa lutte contre Île monde, mais il livrait un peu de son intimité à cette femme abominable.

Le Docteur Middleton se rapprocha de Mr Dale et s'excusa de ne pas lui présenter sa fille Claire, mais il n'avait pu la trouver ni dans la maison ni dehors.

« Comme je le supposais, dit-il à Willoughby, nous trouvons en Mr Dale un solide allié.

— Puis-je vous demander deux minutes d'entretien, Sir Willoughby ? supplia Mr Dale.

— Vos visites sont trop rares pour que je vous permette de compter les minutes », répondit Willoughby. Puis il se tourna vers le Révérend docteur : « Je pense, Monsieur,

ue hous ne pouvons permettre à Mr Dale de nous échap-: P

per, maintenant que nous le tenons.

ce CE

nee tarer bg. per D de pe 0e 29

ape me ri cn 2 uit ere sv à mére

PROS Ve

EE

Va deep) à

Ê 4 ds nt ED NS LEE rendront eur ed + :

k ALOE . ue undabisntipnadrés dns te fils

LAIT VE e) ete

— Pas sans payer rançon », acquiesça le Révérend docteur.

Mr Dale hocha la tête

« Mes forces, Sir Willoughby, ne me soutiendront pas longtemps.

— Vous êtes chez vous, Mr Dale.

—— Pas loin de chez moi, c’est vrai ; m un malade qui commence à sentir sa faiblesse. »

Willoughby répéta, pour que tout le monde pût l’entendre :

« Vous devez être à Patterne comme chez vous, Mr Dale.

— Sans condition ? » demanda le Révérend docteur qui leignit gatement de désapprouver ce propos.

Willoughby lui lança un coup d’œil froidement poli, puis 11 regarda Lady Busshe. Elle fit un signe de tête et leva les sourcils. Willoughby répondit par un signe de tête semblable.

Traduits, ces signes voulaient dire

« Le vieux gentleman me persécute. — Je le vois. —- L'histoire qu'on m'a contée est-elle exacte ? —— À quelques détails près, sans doute. »

Willoughby commençait à attacher ainsi lui-même ses menottes.

Les regards familiers et les signes de tête flattaient Lady Busshe, mais ne lui suffisaient pas. Elle craignait de se laisser encore devancer par Mrs Mountstuart. C'était une femme hardie, que le sort de Willoughby inquiétait. L’enigme du pot dans lequel elle bouillaït la rendait à moitié folle, et elle ne disposait que de courts instants.

Peu discrète par nature, elle profita du privilège de son rang, et de l'intimité que créait cet échange de regards lurtifs. Elle se dirigea vers Willoughby : « Un seul mot à votre vieille amie : Lequel des deux est le père de l’heureuse créature ? Je ne sais comment me conduire en face d'eux. »

Il n'avait niême pas le temps de se sentir dégoûté par tant d'audace et de vulgarité.

senc se M Le ag, 7 2e ae LT 27 So is - PP TE EE dé — æ Dontiof É e 304 T ? 4 L T 4

Il sentait que Lady Busshe lui rivait ses chaînes, et il répliqua :

« Demain, la maison sera vide.

—— Je vois : une retraite décente, et fort bien vorlée. On nous racontait ici une autre histoire : elle se serait enfuie pour décliner l'honneur — par crainte, par dignité, ou par je ne sais QUOI encore. »

Comment cette femme acceptait-elle si facilement ce renversement de la situation, si quelque allusion l'avait déjà renseignée ? Il oubliait que lui-même, pour se défendre, avait déjà influencé Lady Busshe.

« Qui vous a dit cela ? questionna-t-1l.

— Son père. Mais vos deux tantes déclarent que c'est le cousin qu'elle a refusé |! »

Willoughby craignit d’avoir la cervelle à l’envers. Il se reprit afin d'agir et traversa la pièce pour rejoindre Mesdames Eléonore et Isabelle. Ses oreilles bourdonnaïent. On discutait en public sa personne et son histoire ! Aucun toit ne l’abritait plus ! Par quel miracle était-il choisi entre tous, lui, Willoughby, pour s’embarrasser dans tous ces liens enchevêtrés ; il restait nu, exposé à tous les vents, condamné à user des plus subtils artifices pour s’abriter et se protéger. Il lui semblait qu’un des rois de l'humanité recevait le gant-d’une légion de petits lutins. Willoughby sentait leurs coups de fouet.

Les deux vieilles demoiselles parlaient de Vernon avec Mrs Mounistuart et Lady Culmer. Letitia leur paraissait si bien faite pour épouser un savant. Willoughby fit un signe

, Fa . + à ù 2 E ANAL AA AU — PS Ph e :

nt FL D Up COTPET Lo édit À à D - ph " pires: it en # w * î

et ESA « “ + — ” + us — Andes Er E Hi

ARE Eee Hit x hf api A0 in a sil, 5 TES = À RO De ORE LA D à PR LD d (roceg ser, 4 34 (A ef ni. TN Pr pese É PRIOR À 7

Page 1