‹ L'égoi͏̈steChapitre 147 sur 160 · L2 FR · texte numérisé non relu

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des montagnes.

Mais il se sentait sûr d'elle. Et leurs mains pouvaient se joindre. Leurs mains pensèrent ainsi, ou bien si elles ne pensèrent pas, elles agirent comme deux innocentes.

Claire sentait que l’esprit belliqueux du Révérend Docteur inspirait Vernon, et Vernon se trouvait ainsi Técompensé d’avoir parlé en toute franchise. Les deux hommes s'étaient penchés sur leurs livres, puis Vernon avait brusquement fermé un volume et raconté d'histoire de Willoughby. Au milieu du récit, le Révérend docteur avait demandé : « Y a-t-il en cet homme l’ombre d’un sentiment religieux ? » Vernon montra que son cousin avait les mêmes sentiments religieux que la majorité des humains. « C’est le point sur l’i. C’est ce qui complète toute personnalité humaine docile aux lois ordinaires de da civilisation ». Et de Révérend docteur, tirant sa montre, vit que l'heure tardive ne lui permettait plus de quitter la maison avant le lendemain matin. Restait l’aventureuse coniidence. Vernon continua son récit en exposant le généreux projet de Willoughby, mais une décharge électrique le secoua, Jorsque le Révérend docteur brusquement interrompit : « Celui qu'entre tous les hommes je voudrais que ma fille épousât ! » et Willoughby grandit dans d'estime du docteur Middieton. Il loua ce gentleman à l'esprit sensé,

capable de comprendre les volte-face d’une petite fille, bien que le sort eût empêché Sir WiHloughby Patterne de tâter de la baguette, à l’école. Le père de ladite petite fille laissa voir qu'il lui prétait un caractère volage, car il pria Vernon de la rejoindre immédiatement et d’invoquer l’autorité paternelle pour mettre fin à tous les caprices, et assurer la paix dès le lendemain matin. Vernon hésitait. Le Révérend docteur ajouta qu'après tout, il semblait possible que Vernon fût l’auteur de tout ce grabuge. Là-dessus,

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