FINANCES
On s’est beaucoup occupé, dans ces derniers temps, de la situation financière de l'Égypte. Mais les appréciations que l’on a publiées à ce sujet ont été trop fréquemment entachées d’exagération, pour qu’il ne soit pas utile de les ramener à leur juste valeur, La justice et la vérité ne peuvent, du reste, qu'y gagner ; et cette considération, à défaut de toute autre, suffirait à expliquer la présence, dans cet ouvrage, des quelques éclaircissements qui vont suivre.
La dette égyptienne se compose de trois éléments :
1° Les emprunts qui concernent le Gouvernement proprement dit, et sont garantis par l’État ;
2° Les emprunts contractés par des administrations particulières, avec garanties spéciales en dehors des propriétés et des revenus de l’État ;
3° La dette flottante.
La première catégorie comprend :
1° L’emprunt de 1862 (Saïd-Pacha), amortissable en 30 ans. fr. 3,292,000
2° Celui de 4864 (Ismael-Pacha), amortissable en 15 ans... 5,704,200
Dans la deuxième figurent :
1° L’emprunt du chemin de fer (transit), remboursable en six ans, à par- CR AS AT OM. LE AR CUS da en Een Rte dun fr. 3,000,000
2° Celui de la Daïra vice-royale, amortissable en 15 ans... 3,387,300