VIII — FINANCES
Vient enfin la dette floilante, qui s'élève à 200 millions de francs environ, si, outre les bons du Trésor, on y range les traites émises par le transit et la Daïra contre fournitures diverses, mais qui, du chef même du Mâlieh ou Ministère des finances, ne dépasse pas 80 millions de francs.
La dette de l’État proprement dit se trouve donc réduite aux deux emprunts de la première catégorie ; c’est-à-dire à 8,996,200 livres ou 215 millions, augmentés des 80 nillions qui forment la part du Mâlieh dans la dette flottante : soit un total de 295 millions de francs.
Comme on l’a vu plus haut, c’est à Saïd-Pacha qu'il était réservé de lancer l'Égypte dans la voie des emprunts en Europe. Ce prince léguait en outre, en mourant, à son successeur, un chiffre de dettes de 370 millions de francs ; et c’est à éteindre les plus pressantes de ces dettes qu’a été employé l'emprunt de 1864.
Nous devons à l'obligeance de M. Tissot, ingénieur civil au service du Gouvernement égyplien, communication des tableaux ci-après, qui font connaître le système des poids et mesures, le système des monnaies et
celui de la division du temps employés en Egvpte.