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LE TEMPLE D’'AMMON
amener des éboulements funestes. La cavité où apparaissait cette étonnante tête de vache, demandait une étude spéciale. On s’aperçut d’abord qu’elle avait un toit en forme de voûte ; les peintures murales, fort bien conservées, ne laissaient aucun doute sur l'époque de la construction. Il est regrettable que cette construction n'ait point été laissée intacte. Les autorités du Musée du Caire, naturellement désireuses d'ajouter à leurs collections un si beau spécimen de la sculpture de la dix-huitième dynastie, firent valoir les risques que courrait la sculpture si on la laissait en cet endroit. De son côté, l’Inspecteur local des Antiquités, M. Weïgail, demandait qu’on laissât la caverne intacte, en se déclarant prêt à assumer toute responsabilité. Les grilles de fer qui auraient été nécessaires pour protéger la vache de Hathor contre les actes de vandalisme ou contre les chercheurs de reliques, auraient certainement nui à l'aspect du monument, mais, située dans cette niche, près du sanctuaire de Hatshepsu, combien mieux dans son cadre elle aurait été qu’au Musée du Caire !
La gravure ci-contre représente la terrasse supérieure du temple de Mentuhotep, avec la base en ruines
de la pyramide, à droite. La partie sud du temple,
plusrécente, est au milieu, et les collines qui entourent la vallée forment le fond. La seconde cavité, à gauche, est celle où la vache de Hathor fut trouvée, mais, bien qu’elle soit à proximité du temple de Mentuhotep, elle n’a rien de commun avec ce sanctuaire. Le sanctuaire de Hathor fut élevé sur les ordres de la reine Hatshepsu après que l’autre, dont nous retrouvons les traces, fût tombé en ruines. Tous deux furent restaurés plus tard, sous Ramsès II.
L’excavation, à l’extrême gauche de la gravure, concentra tout l'intérêt des fouilles de cet hiver. On avait trouvé l'entrée d’une tombe très intéressante, et, pensant qu’il s'agissait de la tombe recherchée par le Professeur Naville, on attendit l’arrivée de ce dernier pour l’ouvrir.
De retour à la hutte, nous procédâmes à l’ouverture du moule de cire. Une impression se trouvait bien reproduite, mais le papier de plomb qui servait à empêcher la cire de détériorer le coloris de la muraille, avait arrondi les bords des incisions qui donnent tant de vie au travail original. La cire n'avait pas pénétré assez profondément, et il nous fallut corriger minutieusement les angles trop arrondis. Une autre
difficulté se présentait : la cire qui s’était bien durcie
LE TEMPLE D’AMMON
sur la surface froide de la muraille, s'était ramollie avant d'avoir été recouverte de plâtre, et certains reliefs s'étaient empâtés.
Avant de commencer le moulage de la seconde pierre, nous étendîmes notre cire sur une table de fer, chauffée par une lampe à alcool. A l’aide de baguettes de bois, nous pressâmes le papier d’étain dans les creux de la sculpture, et, la cire étant plus malléable, elle fut plus facile à appliquer dans ces mêmes creux. En employant du plâtre de Paris, nous n’aurions eu à craindre aucun affaissement, mais nous avions promis au Professeur Maspero de ne pas nous en servir dans le temple, de crainte qu’un ouvrier maladroit n’en éclaboussât les murs. Une seconde couche de cire plus épaisse donna quelque résultat, mais comme les pierres du mur n'étaient pas toutes égales de surface, nous ne pouvions éviter certains creux. Cet inconvénient n'aurait pas été si grave s’il ne s'était agi que d’une seule pierre, mais cette partie de la muraille était formée de deux cents pierres environ, et 1l fallait des raccords exacts.
Il ne m'était pas facile, avec ma connaissance très imparfaite de la langue arabe, d’instruire dans un art que Je devais apprendre moi-même les paysans qui
m'aidaient. Currelly me seconda de son mieux, mais après l’arrivée du Professeur Naville, l'ouverture de la tombe dans le temple de Mentuhotep absorba tout son temps et tous ses efforts. Je trouvai heureusement les six Arabes qui m’aidaient fort intelligents et prenant beaucoup d'intérêt à leur travail. Au fur et à mesure que les résultats se perfectionnaient, nous augmentions leurs gages, et lorsque je fus certain que les moulages ne pouvaient être meiïlleurs, leur salaire était le triple de celui qu’ils recevaient aux fouilles. Il faut dire en passant que «7 Kompania, comme ils nomment la Société Égyptienne d'Exploration, rétribue fort mal ses ouvriers, et je suis sûr que seule la perspective de pouvoir subtiliser quelques scarabées ou morceaux d’antiquités, les décide à travailler à vil prix.
A propos de ces reproductions, quelques détails sur leurs originaux et sur le temple où ils se trouvent ne seront point déplacés ici.
Makere-Hatshepsu est la première souveraine d’une grande contrée dont nous parle l'Histoire. Fille de Thothmès I, elle avait également droit au trône par sa mère, Ahmès, qui descendait d’une longue lignée de princes thébains. Ses deux demi-frères, Thothmès II
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À propos de ces reproductions, site à | sur leurs originaux et sur le temple où ilsse trouvent ne seront point déplacés ici. NEO EE
Makere-Hatshepsu est la première pe d’une grande contrée dont nous parle l'Histoire: Fille de Thothmès I, elle avait également droit aù trône par sa mère, Ahmès, qui descendait d’une longue lignée de princes thébains. Ses deux demi-frères, Thothmès II
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